Arrêté du A septembre
Malheureusement, ces sages prescriptions ne sont pas toujours appliquées, et ces divisions font défaut dans bien des collèges communaux et dans beaucoup d'établissements privés.
Le parallèle que nous avons présenté entre les collèges anglais ou américains et nos internats, a montré combien la distribution des constructions dans les établissements étrangers diffère de celle adoptée en général chez nous. Au lieu d'entourer chaque cour de bâtiments, auxquels on ajoute constamment de nouveaux étages, ce qui rend les cours sombres, humides, mal aérées, et les bâtiments obscurs et malsains, on installe les services dans des pavillons isolés, distribués au milieu de parcs ou de jardins : l'air, la lumière circulent partout; au lieu de cours ou végètent, quand il y en a, quelques arbres misérables et rabougris, il y a de la verdure, des arbres, des fleurs ; au lieu de murailles tristes et froides sous ses yeux, l'élève a la vue de belles campagnes pour horizon.
Entre cette pénurie et ce luxe, n'y a-t-il pas place pour une installation meilleure que celle qui semble jusqu'ici être chez nous le moule où tous nos internats doivent être fondus?
Même en province, surtout en province, — où la place est moins rare et le prix du terrain moins élevé, — on voit des collèges présenter ces cours arides, sans trace de végétation, entourées de constructions qui les transforment en de véritables puits. Les commissions d'administration, lorsqu'elles sentent ces défauts, lorsque, stimulées par le Principal et par le médecin, elles veulent obtenir des améliorations, trouvent de la part des conseils municipaux une résistance qui paralyse tout effort; on se fatigue de l'inutilité de ces réclamations, et les conditions vicieuses s'éternisent.
Nous avons visité un lycée de construction 'récente (1865), magnifiquement installé, et qui n'a pas coûté moins de deux millions. Eh bien, il est entouré de maisons, et, s'il
présente les cours réglementaires, on n'y trouve pas le plus petit jardin, pas un arbre, pas un mètre de verdure.
Ce n'est point un exemple unique.
Et cependant' quelle ville n'a aujourd'hui ses squares, eette innovation d'origine anglaise, que Paris a mise à la mode et que la province a eu le bon goût de s'approprier! Ces squares, ornés de beaux arbres et présentant une fraîche verdure, sont ouverts à tous, sont considérés comme une des conditions nécessaires à la salubrité des villes ; ils sont goûtés, ils sont respectés de tous.
Ce fut une idée deux fois heureuse que de faire ainsi l'éducation du peuple par la contemplation du beau, et d'assurer du même coup la salubrité des villes.
Les enfants de nos pensionnats sont moins favorisés, soit négligence, soit crainte que les élèves ne les respectent pas; on ne trouve de jardins que dans un bien petit nombre d'établissements d'instruction. Singulier privilège qu'ont là les enfants de la bourgeoisie; pendant que les enfants du peuple, au sortir de l'école, vont dans nos squares respirer un air pur, reposer leurs yeux sur de vastes pelouses, recevoir une leçon de goût de la vue de ces belles choses disposées avec tant de talent, et une leçon d'ordre et de respect, en les voyant, presque sans défense, mises à leur portée, on réserve aux élèves des pensionnats, comme moyen d'éducation, ces asiles que l'art semble se garder d'embellir, d'égayer et de rendre plus salubres, où la vua ne porte que sur des constructions le plus souvent aussi tristes que laides, et où les enfants n'ont pour s'ébattre que ces carrés de sable, ces préaux, — c'est bien le nom qui leur convient, — ces cours glaciales ou torrides, où les arbres s'étioleraient et où les élèves doivent grandir, se développer et se fortifier!
C'est miracle qu'à un pareil régime, il reste encore des vocations artistiques ou de la poésie dans les âmes ; la peinture des bois, des champs et des prés est belle dans les
Il est indispensable que ces cours soient sablées avec soin, que le sol soit incliné, pour préserver les pieds des enfants de l'humidité. Le sable trop fin ne remplit pas cet objet; le sable trop gros est dangereux quand l'enfant fait une chute.
Si le sol des cours est humide (il n'est pas toujours possible de choisir un sol aussi parfait qu'on le voudrait), il faudra, par un drainage convenable, entraîner les eaux; on pourra macadamiser le sol.
L'humidité du sol tient-elle à la présence d'une couche de terre imperméable qui retient les eaux d'infiltration, il y aura lieu d'établir des puits dans cette couche, afin d'empêcher la stagnation des eaux. En outre, le drainage opéré, par ce moyen ou par un autre, on devra empêcher de nouvelles infiltrations des eaux de pluie à la surface. On fera sur le sol des cours, assaini en dessous, un empierrement, un macadam très-compacte et très-dur, au moyen de pierres concassées et tassées; cette croûte s'opposera à la pénétration des eaux dans le sol, si elle est suffisamment solide et si elle a été convenablement inclinée vers les ruisseaux, en béton ou en bitume, que l'on aura eu soin de ménager sur les côtés des cours.
Toutes ces hypothèses ne sont pas des suppositions théoriques; elles répondent à des faits que nous avons observés, et dont nous avons cherché, obtenu ou tenté d'obtenir la solution. Les moyens proposés pour résoudre les difficultés sont donc aussi pratiques que les difficultés elles-mêmes sont réelles.
L'été, les cours doivent être arrosées avec soin : la poussière produite par le dessèchement du sol, favorisée par l'orientation des cours, l'influence du vent dominant, et les exercices auxquels les enfants se livrent, peut déterminer des inflammations des yeux et des voies respiratoires (ophthalmies, laryngites, toux, etc).
Des chemins bitumés ou en ciment doivent être établis à travers ces cours pour que Ton ne soit pas obligé de se mouiller les pieds en allant d'un service à un autre.
Quelques arbres donneront de l'ombre, sans conserver de l'humidité; ils s'opposeront à l'aetiou desséchante du soleil et à une évapôralion trop rapide du sol. Les séparations entre les cours doivent être formées, non par des murs qui gênent la surveillance et la circulation de l'air, mais par des grillages peints dont l'aspect est plus gai.
préaux couverts. — Là où l'espace le permet, il sera établi des préaux couverts, grandes salles vitrées sur les côtés, où les enfants joueront dans les mauvais temps. Il faut que leurs dimensions se rapprochent autant que possible de celles des cours qu'ils doivent remplacer dans ce cas. Ils seront disposés de façon à pouvoir être bien ventilés ; mais, pendant la présence des enfants, ils ne doivent pas présenter de courants d'air. Les plus beaux spécimens de préaux couverts existent au lycée de Vanves. Chaque cour en est pourvue. Les dimensions et l'organisation de ces préaux sont excellentes. Le sol en est bitumé pour éviter l'humidité; les parois sont vitrées, de façon que la lumière y pénètre, les fenêtres opposées permettent de les ventiler en l'absence des élèves. C'est le plus parfait modèle que nous ayons vu.
La nouvelle Ecole Monge présente un immense préau couvert. C'est une cour intérieure couverte en fer et vitres, rappelant nos gares de chemins de fer. Elle a 24 mètres de large sur 67 mètres de long! Elle sert aux jeux pendant le mauvais temps, et aux exercices gymnastiques.
A défaut d'espace nécessaire pour doubler ainsi les cours, on devra du moins établir, sur un des côtés de chaque cour un auvent, une marquise, un portique ou une galerie couverte, destinée à permettre les jeux, même par le mauvais temps, et à servir de voie couverte pour les communi-
Il est indispensable que ces cours soient sablées avec soin, que le sol soit incliné, pour préserver les pieds des enfants de l'humidité. Le sable trop fin ne remplit pas cet objet; le sable trop gros est dangereux quand l'enfant fait une chute.
Si le sol des cours est humide (il n'est pas toujours possible de choisir un sol aussi parfait qu'on le voudrait), il faudra, par un drainage convenable, entraîner les eaux; on pourra macadamiser le sol.
L'humidité du sol tient-elle à la présence d'une couche de terre imperméable qui retient les eaux d'infiltration, il y aura lieu d'établir des puits dans celte couche, afin d'empêcher la stagnation des eaux. En outre, le drainage opéré, par ce moyen ou par un autre, on devra empêcher de nouvelles infiltrations des eaux de pluie à la surface. On fera sur le sol des cours, assaini en dessous, un empierrement, un macadam très-cotm pacte et très-dur, au moyen de pierres concassées et tassées; cette croûte s'opposera à la pénétration des eaux dans le sol, si elle est suffisamment solide et si elle a été convenablement inclinée vers les ruisseaux, en béton ou en bitume, que l'on aura eu soin de ménager sur les côtés des cours.
Toutes ces hypothèses ne sont pas des suppositions théoriques; elles répondent à des faits que nous avons observés, et dont nous avons cherché, obtenu ou tenté d'obtenir la solution. Les moyens proposés pour résoudre les difficultés sont donc aussi pratiques que les difficultés elles-mêmes sont réelles.
L'été, les cours doivent être arrosées avec soin : la poussière produite par le dessèchement du sol, favorisée par l'orientation des cours, l'influence du vent dominant, et les exercices auxquels les enfants se livrent, peut déterminer des inflammations des yeux et des voies respiratoires (ophthalmies, laryngites, toux, etc).
poiide, par son dessin et son architecture à l'idée qu'elle représente, il ne faut pas que l'architecte oublie dans l'exécution de détails extérieurs parfois un peu prétentieux, les conditions plus humbles, mais très-nécessaires, de salubrité que cette construction doit remplir. On y ménagera des fenêtres suffisantes pour l'aération et la ventilation ; une douce lumière doit y pénétrer: une clarté trop vive dispose mal au recueillement, une obscurité trop grande favorise l'humidité. Les dimensions du vaisseau seront calculées de manière qu'il n'y ait jamais encombrement et que la quantité d'air pur soit toujours suffisante, même dans les cérémonies prolongées, où les lumières et les fleurs vicient l'atmosphère, et où des personnes étrangères peuvent être admises.
Entre le plancher surélevé et le sol, on laissera un intervalle destiné à assurer la circulation de l'air et à prévenir l'humidité. L'hiver, la chapelle sera chauffée au moyen d'un calorifère à air chaud, ou à circulation d'eau chaude, ou plus simplement avec un appareil portatif (système Gurney ouGeneste).
L'accès de la chapelle doit être facile. Il fout que les élèves puissent s'y rendre à couvert.
communications. Escaliers. — Les escaliers qui servent à établir les communications entre les divers étages des bâtiments exigent des précautions spéciales, car ils sont l'occasion de nombreux accidents.
La largeur des escaliers n'est pas seulement une question de luxe. Vastes, ils contribuent à l'aération des pièces auxquelles ils donnent accès; ils permettent d'effectuer promptement les mouvements, les changements de locaux nécessités par la variété des exercices et par les règles de l'hygiène. Les élèves peuvent passer d'un étage à un autre rapidement, sans s'allonger en interminables files, au détriment de l'ordre, de la surveillance et de la sécurité.
Enfin, tout doit être prévu partout où il y a .agglomération d'individus. Un incendie est possible, une panique peut se produire : les dégagements ne sont jamais assez nombreux, assez vastes, pour prévenir ces terribles effets de la peur, alors qu'elle fait se précipiter pêle-mêle, au risque de s'écraser, tant d'enfants par d'insuffisantes et étroites issues.
On peut voir d'admirables types des escaliers d'autrefois, par exemple, au lycée Henri IV, à Paris (l'ancien escalier de l'ex-bibliothèque Sainte Geneviève), et au lycée de Caen (ancienne abbaye de Saint-Étienne).
Nous espérons peu que l'on revienne à ces beaux monuments de l'architecture. La mesquinerie nous est imposée; soit. Mais au moins, si l'art est impuissant à exiger le beau, que l'hygiène nous assure l'utije et nous garantisse la sécurité.
En prévision de l'incendie, il serait prudent de bannir le bois du gros œuvre des escaliers : on adoptera le fer pour les charpentes des cages d'escalier.
Dans la même pensée, les marches de fer ou de pierre devraient être préférées aux marches de bois.
Cependant, les marches de pierre ou de fer rendant les chutes beaucoup plus fréquentes et plus graves, les escaliers des services ordinaires pourraient avoir des marches de bois. Mais alors, chaque pavillon ou corps de bâtiment, contiendrait, pour le. cas d'incendie, un large escalier à marches de fer ou de pierre.
La cage de l'escalier doit être carrée, et non ronde, afin que les différentes fractions de l'escalier soient toujours disposées en ligne droite, séparées par des paliers. Delà sorte, les marches peuvent être également larges dans toute leur étendue et présenter un point d'appui partout uniforme et sûr, quand les élèves descendent sur plusieurs rangs. La hauteur et la profondeur des marches doivent avoir
été calculées pour convenir également aux enfants de différents âges auxquels cet escalier doit servir.
Les rampes seront élevées d'un mètre au moins, et pourvues de distance en distance (de 60 en GO centimètres) d'arrêts en saillie sur leur face supérieure, afin d'empêcher les enfants de se placer sur la rampe et de s'y laisser glisser, au risque des plus graves accidents. L'écartement entre deux barreaux ne doit pas dépasser 15 centimètres. La surveillance la mieux faite ne peut dispenser de ces précautions nécessaires.
Eclairage des couloirs, escaliers, corridors, etc. — Les
becs de gaz doivent être renfermés dans des lanternes
munies de réflecteurs. Elles seront appliquées contre les
murs, hors de la portée des enfants.
Les robinets à gaz ne doivent en aucun cas être à la disposition des élèves. La clef, sans laquelle ils ne peuvent être ouverts ou fermés, doit rester entre les mains de l'économe. • , . . .
a Ces préliminaires indiqués sur la distribution générale et les moyens de communication des bâtiments, occuponsnous des classes et des salles d'études.
Où doit-on placer les unes et les autres?
Salles de classe. Nécessité d'avoir des locaux différents pour les salles de a classe et pour les salles d'étude. —
« Les classes, disait Y Instruction pour les commissions d'hygiène, doivent être situées au rez-de-chaussée. On mettrait les études au premier étage, où elles seraient dans les meilleures conditions de jour et d'assainissement; au-dessus des études on placerait les dortoirs, qui seraient eux-mêmes surmontés des combles, dont on tirerait parti pour les services accessoires. »
Cette disposition est excellente et devrait être appliquée partout.
Elle consacre, au moins dans les établissement ^uVAy^
la nécessite de deux locaux séparés, distincts, pour servir, l'un de salle d'étude, l'autre de salle de classe.
Cette division est indispensable pour l'hygiène des élèves.
Si l'on examine la journée de l'élève, on voit que, sauf quelques intervalles occupés par les récréations et les repas, elle est partagée entre la classe et l'étude; le temps consacré à ces deux exercices étant représenté environ par onze heures par jour ! .
Conçoit-on que l'on enferme une quarantaine d'élèves (nombre qu'une classe ne devrait jamais dépasser et qu'elle dépasse beaucoup trop souvent) pendant le temps combiné
1. Si nous prenons comme type moyen Tordre des exercices de la journée du lundi dans les lycées, nous trouvons 11 h. 15 m. pour la durée des études et des classes réunies :
Lever et soins de propreté 5 30 à 6
Prière et étude 6 à 7 30 1 30
Visite du médecin, déjeuner et récréation. 7 30 à 8
Classe 8 à 10 2
Récréation 10 à 10 15
Étude 10 15 à 12 145
Dîner 12 à 12 30
Récréation :... 12 30 à 130
Étude 1 30 à 2 30 1
Classe 2 30 à 4 30 2
Goûter et récréation 4 30 à 5
Étude .* 5 à 8 3
Prière, souper, coucher 8 à 8 30
Veillée facultative pour les divisions supérieures jusqu'à 9 30 ?
Pour les plus jeunes élèves, le lever n'a lieu qu'à six heures, et l'étude du soir est coupée par une récréation d'une demi-heure.
En été, le lever a lieu une demi-heure plus tôt, et la récréation qui suit la classe du soir se prolonge jusqu'à 5 h. 30. (Tableau VIII; Statut. 1865.)
Nous apprécierons plus loin (Livre II) la valeur de cette distributwn de la journée de l'élève.
de la classe et de l'étude, c'est-à-dire pendant onze heures, sans que l'air de la salle soit convenablement renouvelé?
C'est cependant ce qui arrive dans beaucoup d'établissements où, faute de place, faute d'installations suffisantes, on tolère que le même local serve successivement de salle de classe et de salle d'étude.
Aération. — Lorsqu'il y a deux salles distinctes, celle qui
sert de classe doit êlre aérée largement, dès que les enfants
la quittent pour se rendre dans la salle d'étude, et elle doit
rester ouverte tant qu'elle n'est pas occupée. On en fait
autant pour la salle d'étude, quand les élèves occupent la
salle de classe.
J'ai vu des pensionnats où, lorsque j'exprimais le regret de ne pas trouver cette disposition, on s'étonnait qu'une seule pièce ne suffit pas, du moment que l'on prenait la précaution de faire sortir les élèves dans la cour pendant cinq ou dix minutes entre chaque exercice, et de ventiler pendant ce temps la pièce unique.
Cet arrangement est tout à fait insuffisant, et, s'il peut être toléré faute de mieux dans les écoles ouvertes de 9 heures du matin à 4 heures du soir, où la durée des classes est beaucoup plus courte, il est impossible de l'admettre dans un pensionnat où la journée de l'élève commence à 5 ou 6 heures du matin et ne se termine qu'à 9 heures du soir.
L'altération de l'air est inévitable, en dépit de ces courtes sorties, dans un local habité pendant si longtemps, de dimensions presque toujours insuffisantes, et le plus souvent, sinon toujours, dépourvu de tout moyen de ventilation.
Rien de plus facile à démontrer :
Rappelons en deux mots les chiffres qui expriment la capacité des poumons, et le volume d'air qui y passe dans un temps donné :
Le volume d'air contenu dans une expiration woïttvata «sX
d'un demi-lilre. Il y a 16 inspirations par minute. Donc, en une heure, il entre et sort, il passe dans la cavité thoracique 480 litres d'air.
D'après M. Dumas, un adulte au repos absorbe en une heure 38& r ,889 d'oxygène ; il exhale dans le même temps 42s r ,014 d'acide carbonique et 9s r ,375 d'eau.
Les 42s p ,014 d'acide carbonique représentent : oxygène, 30» r ,556; carbone brûlé, 11^,458.
Les 9o p ,375 d'eau sont formés de : oxygène, 8^,333 ; hydrogène brûlé, le r ,042.
Ce serait se faire une idée fort imparfaite des besoins de la respiration que de croire qu'avec une provision ou un apport suffisant d'oxygène, et la soustraction de l'acide carbonique, à mesure qu'il se forme, on aura rempli toutes les indications, et réussi à maintenir la vie dans de bonnes - conditions, au moyen de 'cette atmosphère artificiellement reconstituée.
On ne peut vivre sans oxygène. La présence d'une certaine proportion d'acide carbonique est fatale, ou du moins a été longtemps considérée comme telle. Mais voici qui est hors de toute controverse : il y a quelque chose de plus rapidement nuisible encore que la quantité insuffisante d'oxygène, ou que la présence de l'acide carbonique, c'est l'existence dans l'atmosphère des miasmes, ou émanations que dégagent continuellement les corps vivants.
Ainsi, des animaux renfermés dans une enceinte close, périssent, quoiqu'on leur fournisse de l'oxygène, et qu'on soustraie l'acide carbonique à mesure qu'il se forme 1 .
Si, deux oiseaux de même espèce et de même taille étant placés sous deux cloches de verre de mêmes dimensions, on met avec le premier une certaine quantité de chaux vive pour absorber l'acide carbonique, et avec le second du