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240 UYGIÈTNE PHYSIQUE.

Une instruction ministérielle l avait sagement encouragé la pratique, et réglé la mesure de ces travaux :

« Il n'est pas possible de mettre l'atelier dans l'école, du moins dans les nô.tres. Mais on peut faire au collège spécial l'éducation, de la main, comme on y fait par la musique celle de l'oreille, par le dessin celle des yeux, par la gymnastique celle du corps tout entier. Il est donc excellent qu'on habitue les élèves à manier quelques outils, non pas en vue de leur apprendre un métier, mais afin que leur main, exercée à tenir le marteau ou la lime, le rabot du menuisier ou le ciseau du tourneur, soit prête pour les travaux de l'apprentissage, comme leur esprit le sera pour ceux du bureau ou du laboratoire. »

Aux Étals-Unis, le travail manuel est franchement accepté dans les collèges et dans les écoles.

MM. Demogeot et Montucci « ont trouvé une vingtaine d'élèves en blouse de travail à l'atelier, occupés les uns â travailler les métaux au tour, d'autres à faire des vis ou à forger de petites pièces; d'autres encore maniaient la scie ou le rabot. C'étaient les mêmes jeunes gens, disent-ils, que nous avions vus en classe une ou deux heures auparavant. »

M. Hippeau montre quel double profit les élèves retirent de ce travail manuel :

« Les jeunes gens qui dans l'Université d'Ithaca, étudient les hautes mathématiques, la philosophie ou l'histoire, ne rougissent nullement de passer plusieurs heures de la journée dans les ateliers pour y gagner honorablement l'argent nécessaire à l'acquisition de ce savoir, qui les conduira plus tard peut-être aux fonctions les plus élevées de l'État. Un cinquième des élèves a profité en 1870 de la facilité qui leur est donnée. Les travaux qu'ils ont exécutés ont été payés par l'Université 15000 francs, et les professeurs ont pu re-

U Instruction du 6 avril \Wb-

marquer que ceux qui s'étaient ainsi livrés à un labeur physique avaient tous, aussi bien que les autres, profité des leçons données dans toutes les classes. Trois heures de travail manuel n'ont nullement nui aux travaux de l'esprit. » Il est superflu d'ajouter que ces -exercices physiques sont singulièrement utiles au point de yjie des forces et de la santé.

Musique vocale et instrumentale. Kxercices de lecture

et de déclamation. — « L'enseignement de la musique est obligatoire, dans les lycées, pour tous les élèves des classes inférieures jusqu'à la quatrième inclusivement.

y> Il est facultatif pour les jélèves des classes de troisième et au-dessus.

» Deux heures par semaine sont consacrées à l'enseignement musical obligatoire, pour chacune des divisions de cet enseignement. Ces leçons ne sont données ni le dimanche, ni aux heures de récréation.

» Une leçon d'une heure au moins est consacrée à l'enseignement musical facultatif l . »

Au point de vue physique, la musique vocale est un excellent exercice, qui tend chez les jeunes gens, courbés une grande partie du jour sur la table de travail, à développer les organes thoraciques, à donner plus d'ampleur à la poitrine, et à augmenter la dose d'oxygène inspiré.

On pourrait en dire autant de la musique instrumentale. Mais, si les instruments à vent présentent ces avantages à un degré plus élevé, ils ont leurs dangers. L'usage des instruments à vent, par les efforts auxquels il faut que l'élève se livre, peut être l'occasion de hernies. Il peut fatiguer outre mesure certaines poitrines délicates, et ici, comme en beaucoup d'autres cas, l'examen préalable du médecin sera requis avec avantage, dans l'intérêt des élèves, et comme

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