OF OXFORD
^ MONSIEUR SAIT DU GREC AUTANT qu'homme de FRANCE
l'étais depuis quelque temps, je l'avouerai» uû peu jaloux du succès qu'obtenaient les « forts en thème. » Janin, ambitionnant la gloire du père Porée ou du père Ducerceau, abandonnait tout doucement le français pour le latin ; Dumas traduisait Homère, que Ponsard venait d'imiter.
Et moi, disais-je dans ma douleur, moi dont les joues ont été publiquement et au son delà musique couvertes de tant de baisers par M. Frayssinous, alors grand-mailre de l'Université, en récompense de mes^victoires dans les concours généraux;
Moi qui ai été professeur dans un collège royal»
Ne trouverai-je pas une occasion de me montrer
un peu expert dans les deux langues que Ton nous apprenait, les deux seules langues qui ne se parlent pas?
Un hasard heureux me fournit aujourd'hui une occasion de prendre ma revanche.
J'ai retrouvé chez un confiseur de Gênes. — r il signor Romaneiigo, via Degli-Orefici, — un vieux parchemin sur lequel j'ai déchiffré quelques dialogues de Lucien. Cette pièce ne se trouve ni dans la traduction de d'Âblancourt ni dans celle de Belin de Balu; elle n'est ni dans l'édition d'Hermsterhuys (Amsterdam, 1743) ni dans celle' faite en 1789, à Deux-Ponts, par mon grand-père, en société avec le duc de Deux-Ponts, ni dans l'édition de MM. Firmin Didot (1840).
Il est juste de dire que cette pièce n'est ni terminée ni corrigée, que ce n'est guère qu'un plan et une ébauche.
n ne serait même pas tout à fait impossible que ce fût le premier jet d'un dialogue déjà connu, imprimé dans l'édition de Deux-Ponts et dans celle de MM. Didot : c'est le huitième dialogue des dieux, theôn dialogoi. On y retrouve à peu près les mêmes personnages et quelques-unes des mêmes pensées.
Quoi qu'il en soit^ voici ma trouvaille :
JUPITER, MINERVE, VULCAIN. [Dios, Athènes
kai Ephaïsiou.)
JUPITER
-Dis-moi un peu, ô ma fille aux yeux pers {glavr eopis)y dis-moi ce qui se passe en ce moment dans le monde terrestre.