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Beurré Millet, décembre, janvier

2). Martin sec (Rousselet d'hiver), décembre, janvier.

/ | A cuire. |

(æp)

Catillae (Gros Gilot, Gros Monarque, Monstrueuse des Landes, Chartreuse), février, mars.

On sera peut-être étonné que je néglige autant nos anciennes variétés, c'est que je suis parfaitement convaincu que celles que je propose sont au moins aussi bonnes et infiniment plus profitables. Ce n’est pas que je ne reconnaisse que plusieurs de nos fruits anciens ne soient excellents quand on peut les obtenir sains ; mais ces variétés épuisées ne donnent plus que des arbres peu vigoureux, généralement chancreux et atteints de gale, et des fruits tachés, presque toujours véreux ou pierreux. Voici, au reste, les meilleurs par ordre de mérite :

Beurré gris. — Crassane. — Saint-Germain. — Doyenné gris. — Doyenné blanc. — Bon chrétien d'hiver.

Ceux qui voudraient les cultiver et les avoir sains, devront leur consacrer un espalier au couchant et les y conduire en palmettes; on pourra y joindre le vrai beurré d’Aremberg: ou orpheline d'Enghien, excellent fruit que je n’ai pas admis parce qu'il réclame également l’espalier.

Maintenant que nous avons nos 40 poires, il s’agit de parfaitement les déterminer , pour bien les reconnaitre et éviter les méprises, d'étudier leurs qualités pour savoir si nous avons agi avec discernement dans notre choix, et enfin, de fixer les procédés de culture qui doivent , pour chaque espèce , nous donner le maximum du produit, ce qui nous conduit naturellement à une notice spéciale pour chaque variété. Nous suivrons l’ordre établi dans chaque série.

Beurré Giffart (juillet).

Fruit. — Moyen, de formes régulières, pyriforme ; peau fine, verte, assez régulièrement parsemée de points gris; quelquefois légèrement colorée en rouge du côté du soleil; passant au vert jaunâtre lors de la maturité. Il ne faut pas attendre que le fruit soit tout à fait jaune, car alors il est passé.

Pédoncule. — De grosseur et de longueur moyenne, un peu arqué, surmontant assez régulièrement le fruit.

Galice. — Ouvert, peu enfoncé, à cinq divisions vertes à la base et grises aux extrémités.

Chair. — Fine, fondante, eau abondante et sucrée : si l’on pouvait reprocher quelque chose au beurré Giffart, ce serait de manquer un peu de parfum; ce n’en est pas moins un excellent fruit, et la première très-bonne poire de la saison. 1l est meilleur lorsqu'il s'achève au fruitier, après avoir été cueilli quelques jours avant sa maturité, qui a lieu du 10 au 30 juillet, suivant l’année. Il est de bonne garde pour un fruit d'été.

Arbre.—Assez vigoureux, fertile, à rameaux

un peu grêles, assez distants les uns des au-

tres ; écorce des jeunes rameaux, de couleur

foncée tirant sur le violet avec des taches

blanches; feuilles étroites , vert foncé, très-

distancées les unes des autres, longuement étiolées, avec deux longs appendices à la ase.

Culture. — Le beurré Giffart réussit également sur cognassier et sur franc, et peut se plier à toutes formes; il sera plus avantageux, néanmoins, de le cultiver sur franc et à pleinvent; le bois est souple, le fruit bien attaché, et par conséquent, pourra résister aux vents. Naturellement fertile, le beurré Giffart le sera encore davantage en plein-vent.

Si on le cultive en pyramide, les yeux étant très-distants les uns des autres, il sera nécessaire, pour le garnir de productions fruitières, d’allonger la taille et de le tenir régulièrement pincé, sauf, bien entendu, les branches de prolongement.

Origine. — Ce fruit a été obtenu à Angers, par le jardinier Giffart.

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