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LIV. 111, CHAP. VU

mande pour une guerre manifestement injuste, comme, par exemple, pour envahir un pays sans raison ni prétexte. Ainsi Jules César refusa le passage auxllelvétiens, qui quittaient leur pays pour en conquérir un meilleur. Je pense bien que la politique eut plus de part à son refus que l’amour de la justice; mais enfin il put, en cette occasion, suivre avec justice les maximes de sa prudence. Un souverain qui se voit en état de refuser sans crainte, doit sans doute le faire dans le cas dont nous parlons. Mais s’il y a du péril , à refuser, il n’est point obligé d’attirer un danger sur sa tête pour en garantir celle d’un autre , et même il ne doit pas témérairement exposer son peuple '.

' Voir suprà, § 130, la note. P. P. F.

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