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LIV. 11. CHAP

puissant, et nos devoirs sont les mêmes ei^crs tousjceux ( qui ne dépendent £ointjie nous.

Mais ce précepte de la loi naturelle ne s’étend point au^ delà de ce qui est essentiel aux égards quejes N>tiqiis in- I dépendantes se doivent les unes aux autres; en un mot, de •. ce qui marque que l’ou reconnaît un État ou son souve-, | rain, pour être véritablement iiulépendaut et smiveram, j digne oar coiiséuuent de tout ce qui est dû à cette qualité. [ Du reste, un grand monarque étant, comme nous l’aviops | (1^ à fait observer, un pei^nnage tr^-iinport;mt dans la société liumainc, il est naturel qu'ou lui rende, en tput çe qui n’est que pur cérémonial, sans blesser eu auBune manière l’égalité des droits des Nations, qu’on lui rende, dis- j je, des honneurs auxquels un petit prince ne saurait prér | tendre, et celui-ci ne peut refuser au monarque toutes les j déférences qui n’intéressent point son indépendance et sa | souveraineté.

g 48. — Comment un souverain doit maintenir sa dignité.

Toute Nation, tout souverain doit maintenirsa dignité (§35) en se faisant rendre ce qui lui est dû, et surtout ne pas souffrir qu’on y donne atteinte. S’il est donc des titres, des honneurs, qui lui appartiennent suivant un usage constant, il peut les exiger, et il le doit, dans les occasions où sa gloire se trouve intéressée.

Mais il faut bien distinguer entre la négligence ou l’omission de ce qui aurait dû se faire suivant l’usage communément reçu, et les actes positifs contraires au respect et à la considération, les insultes. On peut se plaindre de la négligence, et, si elle n’est pas réparée, la considérer comme une marque de mauvaise disposition ; on est en droit de poursuivre, mémo par la force des armes, la réparation

sances (m’ils représentent (Voir Klcber, Uebersicht der diplomaUschen Veriwndlungen des Wiener Congresses, g 164; Martexs, lib cit.. t. 1, p. 331 ; WiiEATON, lib. cit., t. I, p. 15.1.). P. P. F.

(l’une insulte. Le tzar Pierre I" se plaignit, dans son manifeste contre la Sui^de, de ce qu’on n’avait pas tiré le canon lors de son passage à jRtjo. Il pouvait trouver étrange qu’on ne lui eût point rendu cet honneur, il pouvait s’en plaindre, mais en faire le sujet d'une guerre, ce serait prodiguer étrangement le sang humain

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