Ecartons eniin lôs luîtes trop minimes, telles c^ue
108 TABLBAt*
ceJlts de Cautii contre Como , de Caiieva contre Ceneda, de Caïuurano contre Ancône, de Biandrale contre Milao^ de Lomello contre Pavie; si on youlait suivre les hauts^faits de tous les villages, il faudrait des volumes, et d'ailleurs les documents nous manquent.
En négligeant ainsi les guerres qui dépassent la province^ les guerres indirectes^ celles qui sont acciden telles ou qui ne se réitèrent pas,et les bataillesimperceptibles des infiniment petits^ nous trouvons au fond du creuset les inimitiés persistantes des villes libres de l'Italie/ Qu'on les transporte sur Ja carLe géographique, et on dressera un troisième tabkau pour les yeux; chaque inimitié sera indiquée par deux flèches marchant Tune contre Tautre en partant des deux villes ennemies, et elles indiqueront non-seulement une inimitié, mais un' système d'inimités^, si on les compare avec les flèches des alentours. C'est que les \illes aux prises s'efiforcent d'eu traîner au combat les communes intermédiaires, elles se liguent avec les ennemies de leurs ennemies , elles imposent à leurs voisins des alliances, des neutralités armées/ des mouvements stratégiques, et il en résulte tout un petit monde de contrastes et de rivalités enchaînées , de coiubiuaisons poUtiques et dMntrigues dipl^)iiiatiqucs, qu'il est facile de démêler le microscope a la main. Quant aux guerres civilesdela basse ltahe,eiies peuvent être saisies d'emblée par un procédé encore plus .simple , attendu Tunité de cette région. Que Ton marque les capiiales successives de la basse Italie avec le rayonnementsur les villes qu'elles douiinent et qu'elles entraînent au moment de leur apogée : on verra le rayonnement de Benévent en opposition avec celui de Syracuse et des côtes grecques, ensuite
DBS INIMITIÉS ITALIENNES. 100
Je rayonnement unitaire et croisé de Salerne, de Gapoue^ d'Amalfi de Gaete^ el en, dernier lien Firradiation unitaire de Pàlerme qui frappe tous les anciens
centres, en attendant le jour où elle sera frappée à son tour par une irradiation plus heureuse.
£a passant ainsi de Taveugle catalogue chronologique an dictionnaire des villes militantes et à la carte géographique des inimitiés^ on est conduil|à rénumérationde i34 systèmes d'inimitiés qui fonctionnent dans lé mouvement italien, comifhe les veines et les artères d'un corps organique. Tel est le dernier résultat auquel on arrive, en remaniant quatre fois rerudilion des guerres municipales, sans tenir compte d'aucune idée^ d'aucune époque, d'aucune institution^ d-aucune ville en parti* culier^ pour embrasser tout entière, d*une manière arithmétique, la grande période de Tltalie moderne, de 962 jusqu a 1532. Faisons place à la réflexion, aux idées, que Thistoire idéale jette son rayon de lumière sur ces dualités organiques , nous verrous que c'est à rère consulaire qu'on doit tout l'essor des guerres mu* nicipales, et qu'il œmmetioe immédiatement après Tavénement des consuls* En efteU
i . Toutes les villes qui ont une importance moyenne dans l'histoire italienne deviennent militantes, de 1130 à 1150, en surmontant la réaction deLothaire 111 contre les consuls. Le début est le même pour trente-trois villes.
Bergame commence la lutte en 1146.
Brescia en 1146.
Soncino — 1146.
Novare eu 44^9.
Mantoue... vers liâO.
IlO TABLEAU
Parme TenlIdO.
Fiaal • en 11^.
TîntlfBlIte il4#.
Ceneda — • H47.
ConegUano — ii^i.
Pâdoue • Terâ 1 1 37 .
Trévise rm 1141.
Yérooe eir If4f.
Yicence eil iltî*
Florence rm 4110.
Faenza... vers il 40.
Ce r Vf a en M 43.
Cesèoe • en 1146.
Bologne Te» il3^.
Ferlî yers ««.
Foriimpopolî en 414^.
Imoia vers H 40.
Modèiw vers lf30.
Reggio en i
Aneône* en 1140.
Fano en 1140.
Fossombrone en 1140.
Pesaro • en 4l40i
Sinigaglia... • «. en fl40.
Rimini ^» en If 42.
Gorneto en 1133.
Anguillara en 4i4a
Quelques-unes , parmi ces villes » couipteut une guerre ou deux avant Tère des cousuls*; mais le fort des batailles ne devance jamais 1 130 ; de H 30 à 1150^ les hoslintés sont au moins quadruplées et les inimiliés se dessinent nettement La Sardaigne suit la date
DBS iNuanés italiuiiibs. tll
moyenne de lllalie; les guerres d'Oristomi commencent en 1145, aTec le mouvement eonsolaire. C'est dans
la même iiériode qu'on voit en Corse les guerres entre Biso^geni et Carbini et Ornano, entre Carbini et Mariana et Orto, eotre Mariaiia et Nebbio^ entre Kocca et Ornano, entre San jBonifazio et Freto.
2. Quelques villes devancent Tère consulaire, parce qu'elles commencent à combattre sous la direction de l'evètjue, et souvent par ordre du pape et de l'empereur: ce sont des exceptions, et il suffit de les citer pour montrer qu'elles eonlirment la loi. Ën effet ce sont :
Rome, Milan, Pise, Gènes, Orvieto, Pérouee.
An reste, le fort de leurs guerres tombe également
dans l'ère indiquée de i 130 à H50.
3, Les villes qu'elles attaquent subissent par ricochet la mallieureuse nécessité de combattre avant le temps; et elles sont écrasées ou dévastées, et de toutes ma* nières accablées. Les villes précoces malgré elles sont :
Lodi, conquise par Milan ;
Como, également subjuguée:
Crémone, accablée par rarclievêque de Milan;
Ait, également accablée ;
Paviê, la capitale longobarde, humiliée;
Turin, humiliée par Suse, aux comtes de Savoie;
San-Minialo, battue par Florence;
FraiOj subjuguée par Florence;
Fiesole, conquise par Florence;
Lwsques, avilie par Pise ;
SpoUU, la capitale humiliée de l'Ombrie;
44Î TABtBAU
Chiuiig la victime d'Onrieto;
Sutri» Toêcolo^ PàkUriM» Nepi, Segni, Albano» TiyoW, Nomento, Galeria, toutes combattues par la centralisation , tantôt pontificale, tantôt miinici(>ale de Rome qui les attaque de bonne heure, de même que Milan attaque le Seprio, la MarUsanaf et plus tard Lodi et Coino.
Ou trouve dans le même cas Assises et Foligno, à l'égard de Pérouse et quelques localités sutmUemes,
comme Toscanella , \ico , Tolfani sticouees par les guerres des alentours.
4. ËD dernier lieu^ il y a des villes en retard : là où les consuls paraissent après la date moyenne, les guerres sont naturellement tardives^ sans que la loi générale soit violée* et d'ailleurs cette posUdpation ne dépasse pas de beaucoup la date générale. Ces villes en relard sont les vieux centres du royaume et les villes féodales :
BiandraU, sous les comtes ne combat qu'en! 160;
San DonntnOt des Pelavicino ;
Chierif du comte de Savoie;
Ast, également du comte, et sons la domination
de révêque; Casai, au marquis de Mouterrat; Iwrée, à révêque; Aqm, — Pisiùiê, ville royale; Feltre, à Tévêque ; Bellunê, — Trente, — Ferrare^ —
DBS miMlTU^B ItAUKNKM.
Fabriano, — Came ri no, — Ânagniy — VeUetri, — Terracina, aux Frangipane.
La table des inimitiés italiennes actives, en H50, résume et continue toutes nos assertions sur Tancienne guerre contre le royaume et sur la nouvelle guerre des Tilles dualisées : toutes les villes historiqiies^ tous les centres Importants» tous les lieux qui comptent dans la fédération italienne sont disposés, d'après les antithèses créées par la lutte entre les villes romaines et it^s villes royales :
LOMBABDIB.
Milan combat i^avie, capitale du royaume; de 1013 à iiSO» il y a six guerres, et le oombat continue.
Milan combat le Scprio, foyer de l'aristocratie royale, alliée de Favie : deux guerres avant I150j et le combat continue.
lU
Milan combat la Martesana , autre foyer de IV
ristocratie longobardc qui accable le diocè2>e : deux guerres et ou coutinue.
Milan combat Lodi, viUe royale, ralliée à FavU, et secondée par le Siprio et la Marluana t après quatre guerres, Lodi est subjuguée et détruite, en ilil,
mais le combat doit se renouveler.
Milan combat Como qui seconde Povte, ef lasubjugae en 1127, après une guerre de dix ans et après avoir
ameuté contre elle Cantù , Torno, Bellagio, Menagio ,
Comacina, la Vultelline, l'omiio^ Sondrio, Gravedona, Lugano, Lecco, Nesso> tous les villages du lac et des alentours.
Milan combat Cr/mone^ville royale : il y a bnit gtïetM avant 1150, et Crémone suit les alli mces de Pavie, de Lodi et de Como, tandis que Crème seconde touléS les guerres milanaises.
Milaa est l'eunemle d^Ast, ville royale et piémontaise.
vin
Milan combat Nware, en 1129, et la guem continue.
Milan déteste YereeU, vtUe royale et piémontaise: on ne connaît pas les guerres antérieures à 1162, maisi
cette époque les liuiues sont déjà iavulérées.
Milan commence à combattre Parme, en 118CK Plaisance combat JPavie par deux guerres^avant 1150.
Brescia commence à combattre Bergame, ville militaire, en 1146.
Brescia combat Crémone par trois guerreSj avant llSOi et le combat continue.
DES IMUUTliS ITAUKNMES.