TABLEAU
|y|g complezes qu'il faut décomposer et traduire dans leurs unités élémentaires sans réflexion^ comme des
cliuses bi iites et instinctives. En l:>3i, Milan et LWc^cia comballent Crémone, Parme et Pavie. Qu'on de compose celle j^uerre, et ou aura, eu li34, — iaguerrede Milan contre Crémone , — celle de Blilan contre Parme^ ^ celle de Milan <M>ntre Pavie; — la guerre de Brescia contre Crémone, — celle de Brescia contre Parme» celle de Brescia contre Pavie. — Celte décomposition nous donne les guerres immédiates et peniiaueiUesde chaque ville , qu'il est facile de dénombrer et d'avoir sous maifi, en mettant toute lutte en partie double sous clia- Gune des deux villes militantes. Le pape, rempereur, le roi de la basse Italie combattent souvent à la tête des
villes contre d'autres villes. Nous voyons ^se et Gênes
à la suite de LolliairelII; la petite Saint-iMaria joue un instant le rôle d'écuyer du roi de Naples. Dans tous ces cas, la guerre doit être également notée et déconfi«> posée, car c'est la guerre municipale, qui entraine à sa suite le pape, l'empereur et les rois; loin de s'effacer devant eux, elles les exploite, les subordonne à ses vues molé( tiliiii tis, et s'en sert pour unloiicer plus loin ses piques dans le ventre de «es ennemis. Si une ville est entraînée malgré elle au combat, les dirouiques ne manquât jamais de le dire et, dans ce cas, le combat ne doit pas compter. Au reste , on le noterait par eiremr qu'il ne pourrait fausser le résultat définitif, qui doit se fixer d'après les guerres réitérées et persistantes et non pas d après quelques batailles isolées, éphémères et sans réitération.
Le dictionnaire alphabétique des villes militantes contient non-seulement les inimitiés, mais une foule de combala momentanés, acddenlels, eixcepitoanels,
DIS mmiTitffl iTAUBinns, 107 qui dolTcnl être élagués par un nouveau travail d'éli-
niinatioa.
1. Qu'on écarte les guerres de chaque ville contre des villfis trop éloignées; ainsi qu^on supprime celles de Pise contre Milan, de Ravenne contre Rome» elles se rapportent aux seigneurs, aux papes ^ aux empereurs. Les guerres municipales ne vont jamais au-delà de la province qui les DouniL; jamais elles ne traversent les Apennins, et c'est à peine si elles enjambent le Pô.
2. Qu'on élimine les guerres indirectes^ soutenues pour plaire à des jMéi» Si Péroose combat Sutri , Viterbe et 'GometOj c'est que Pérouse est l'amie d^Orvieto ;son alliance se fonde sur un intérêt étranger aux \illes de Sutri, Viterbe el Cornelo. Appuyée par Orvieto contre les villes de TOmbrie et de la Toscane « Pérouse appuie Orvieto contre les villes du patrimoine de saioi Pierre, ^s bataiile&y hors de sa pédpliérie, ne doivent pas compter; si on énumérait toutes les guerres de chaque ville en faveur de ses alliés^ on trouverait sans cesse chaque ville aux prises livec toutes les villes.
3. Ecartons aussi les guerres qui ne se renouvellent pas. Le cas d'une bataille ou deux ne révèle pas une inimitié. Aavenne ei Rimini se combattent en iiOS et en 1365; ce ne sont pas des ennemies. Forli combat Gerviaen 4934. Ce combat ne doit pas plus compter que la guerre de Pise contre Vico, en 1060, ou contre Arezzo, en HiO. La persisUnce de l'inimitié doit être prouvée par le nombre des guerres ; au moins trois luttes sont nécessaires « excc|ité le cas de dévastation^ ouPintensité supplée à la quantité probablement omise par les chroniqueurs.