LA CORSE
Le mouvement corse débute par détruire, vers l'an 4000, rancienne unité de rtle en détrônant Altria la capitale des comtes, et son action est double comme les deux régions qui marchent à l'attaque : de là, ésux
guerres distinctes.
1189 mnDnli raiiirmbs»
La région cismoûtaine^ commerciale et romaine dé- Mue Aieria^ Yille militaire.
La région transinontaine féodale et militaire détrône Aleriâ qu^elle co<isidère comme une ville commerciale. ->Aleriadécboit, et soudain elle est frappée d'impuissance eomme les -villes royales du continent.
La région cismontaine e t commerciale combat la région tranmantain$ et féodale.
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Dans la région transmonlaine et féodale, Oniano, qui est la ville militante^ se lève avec trois inimiUés : — elle comliat Carbini ;
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£ile combat Bisoggeni ;
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Elle combat Rocca.
Dans la région cismontaine Mariana renaît avec deux
iiiimiLies: — elle combat Oi tu.
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Mariant combat Nebblo.
Dans Textrémité méridionale de Tile^ il y a la guerre de St-Bonilazio^ ville conmierciale^ contre Freto, yille féodale et militaire.
Ainsi, en 4150, les guerres municipales nous donnent au moins cent dix-neuf inimitiés constantes entre
iiS TABLEAU DES IMHITIK.S ITAUKMIIIS,
qiiaire*Yîngi*dii-iieiif ville» miliftaotes : aujourdlitii^ on les oonsidère comme un désordre affreux ; an xii*
siècle, elles étaient un progrès, une révolution, le premier pas (les villes pour délenniner leurs confins, au nom de leur propre liberté insultée et méconnue par les vieilles juridictions qu'avaient imposées ks rois et même les papes » et les empereurs qui n'avaient pas compléiement détruit le royaume. Aucune ville ne s'arrêtait par la considération que la guerre était fratricide : il n'y a pas une révolution qui ne le soit^ et personne n'enviait le sort d'Annirni ou de Camerioo, encore soustraites au prétendu crime de la guerre; ceux qui ne combattront pas étaient en retard ; leshommespadflques étaient des barbares. C'était d'ailleurs une nécessité suprême que la fureur fût permanente, et que personne ne liioniphât. La victoire des villes royales aurait écrasé de nouveau Milan, Florence^ Pise et toutes les villes romaines du royaume qui étaient les centres de la révolution et de la civilisation italiennes. La victoire des villes romaines aurait impliqué à son tour la destruclion d"Liiic inoile des villes lie la péninsule qu'il aurait iaiiu raseï , cotnme Lodi, Como, Fiesole et cette dévastation, déjà horrible dans la haute Italie^ aurait été doublement vandalique dans la domination où les grands centres, Rome, iUvenne etBalenne combattaient en villes royales. *
s Voir lei pièces jusiificaiives à b fin du dernier folume.
CUAPITRE VII
RUCTION IlPÊRIALE CONTRE LA GUERRE SURICIPALE
Frédéric Barberousse, chef de la révolution épiscoptle en Al]e> magne,— propose de combattre la seconde phase de la révolution consuiairc en Ttahe.-Son combat contre les villes de la région impériale. — Il est le capitaine des villes militaires contre les villes romaines, et loin d'étouffer la guerre, il la confirme. — Ses premières descentes.— Battn par les villes de Is marche de Vérone,— par la ligue lombarde,— par la fondation d'Alexandrie— et parles deux victoires d'Alexandrie et de Legnano, — il accorde le droit de la guerre en sanctionnant les deux liguefî de Pavie et de Milan dans îc traité de Constfinoe. ^Isolement et contradiction de la loscaue, — L exarchat scindé par les deux ligues.— Venise exceptée, parce qu'elle n'est ni impériale ni pontificale.^' Progrès de la guerre municipale.— Dénombrement des nouvelles inimitiés qui s'ajoutent aux anciennes. — La réaction dans les régions pontificales.-» Premiers efforts du sénat de Kome pour amener l'empereurà comprendre ses propres intéri^ts.— Ne pouvant l'éclairer, il l'eutraine en nommant un anti-pape, — et la rr-volution conquiert ainsi l'alliance de l'empereur contre le pape son éternel ennemi. — Dans la basse Italie, Guillaume le Méchant écrase les barons qui inyoquent Frédéric Barberousse , —et à l'imitation du sénat de Rome Guillaume le Bon conTortitàson tour l'empereur. — Épisodes de la réaction vaincue en Sardaigue^ en Piémont et partout.— Transformation du pacte de Charleniagne, forcé d'admettre la guerre municipale dans la fédération pontificale et impériale.
Lllalle, plongée dans Tanarcbie apparente de ses inimitiés^ était à la recherche de confins impossibles devant un Dieu terme, qui se changeait en Protée pour l'enlrainer vei s un avenir mystérieux, taudis que 1 Aile-
190 RiACnOW IMP^RIAIB
magne^aitardéecomnie l'Europe parsapropreiiarbarie^ proclamait Frédéric Barberoussê , pour accomplir la réTOluUon desévêques^ ébauchée par l'Italie dans Tère antérieure. Nous avons vu comment le génie fédéral
de 1 Allemagne Iradiiisait, avec les formes de la fédération et la science des jurisconsultes, cette révolution que Grégoire VII voulait propager par une Eglise unitaire avec le secours des théologiens. Nous avons d^à dit que Frédéric Barberoussê était Grégoire VU pris au rebours> chef laïque d'une Ëglise fédérale, justicier^ niveleur et diplomate^ ennemi de l'ambition Telfe et unitaire dn la Bavière, et \oul;iiil l'empire vaste comme aux tem|»s de Chai Icinagnc, glorieux comme aux temps d Otlion et libre par la force de la loi , des juridictions et des hiérarchies légalement flxées et bouslraites à l'influence arbitraire de la religion romaine. Du hautdeson trône^ il aperçoit le désordre de la guerre italienne^ et l'idée d'une réaction jiiillil loute seule dans son esprit. Ses [»ensées d'ordi e et de liberté l'eugageuL a reprimer ces consuls qui rasent ou bâtissent des villes comme si l'empire ayait cessé d'exister.
Ce n'est pas qu'il soit l'ennemi des consuls : pourquoi reyiendrait-il sur une liberté reconnue par Loihalre III t Il est d'ailleui s i ann des peuples, en Allemagne, contre le despotisme \elfe et attardé des évêques; il tend sa main royale aux patres de Scliwitz, insurgés contre Tabbé d'£nsiedlen et prédestinés à devenir la plus libre des nations. Que les villes gardent donc leurs consuls» qu'elles s'arment , qu^elles organisent leurs troupes et leurs magistratures comme elles 1 entendent : Toncle même de Frédéric Barberoussê, l'évêque Ollion de Frisingue, admire les gouvernements consulaires des villes libres: ii déclare que les villes italiennes sont les premières du
COKTRE LA GDERRI VintlCIPAU. 131
monde ponr !a prospérité et la puissance; il ajoute qu'elles iniUcnt la sagesse de TaDcienne Rome; il en loue la milice^ recrutée dans liuites les classes; il signale Milan comme la première parmi les villes consulaires. Ibis la guerre municipale est une rébellion nouvelle, une témérité inouïe, une violation ouverte et impu* dente de toutes les traditions juridiques; et, ici, le chroniqueur impérial change de ton; Taccusation succède brusquement à 1 elojs^e : « Milan, dit-il, non contente 0 d avoir subjugue Conio et Lodi^ enhardie par ses pre- « miers succès, devint audacieuse, téméraire, malfaiff santé pour ses voisins, i» et Frédéric Barberaussê vient pour accomplir la réaction contre la liberté de la guerre municipale; réaction quil étend à Rome et aux Deux-Siciles, où la rébellion de la guerre numicipale se reproduit , quoique déguisée suus nue autre forme. Les Romains insurgés contre la domination temporelle de l'Eglise n'attaquént-ils pas la constitution italienne décrétée par Charlemagne? Le roi de Palermis, mattre de tout le midi , n'envahitril pas les terres que Lotliairc 111 dt^clai aii du ressort de l'empire, en s associant au pape pour inféoder la Pouille au comte Kainolte? Au point de vue géographique, Rome, à la suite d'Ârnaldo, de Brescia, est aussi rebelle qué Milan; Palerme, avec son irradiation illégale, Test encore plus : il n'y a pas un coin de la péninsule qiil ne soit en dehors du droit.
La réaction de Frédéric Barberousse subit des vicissitudes diverses, suivant qu'elle se réalise sur la terre de l'ancien royaume ou sur celle du pape et du royaume normand. Pour la bien comprendre, nous devons la suivre d'abord dans Tancien royaunae où la liberté de la guerre se révèle à nu sous sa forme véritable, sans
RÉACTION lUPÉRIALB
8'écUpaer dans le mystère de L'Église ou de la ooar de Palerme,
La terre de Tanden royaume compte deux fois plus
de villes qu elle ne peut en uouri ir; deux épouiH'shistoriques^ deux civilisations ilibLiiicles y oiiL déjtosé leurs ailuvions d'bommes groupés par les deux systèmes opposés de l'ancienne Rome et du royaume du moyen âge. Chaque Yille a son armée> ses chûteaux, ses rem- [)[ii[>, ses donjons; pour dompter l'essor guerrier des consuls, il faudrait poser mille sièges à travers un labyrinthe de forteresses; les hordes d'Al bol n iic pourraient y suffire, et l'Allemagne ne donne à Frédéric que deux mille cavaliers^ petite armée féodale qu'il est forcé de congédier au bout de quelques mois, à l'expiration de la corvée impériale. Du premier coup, il se trouverait donc impuissant, et forcé de reculer, si les villes royales, maigres, osseuses, faméliques, harassées par la guerre, menacées d'extermination ne s'attachaient à ses pas pour l'entraîner au combat contre les Tilles romaines qui débordent. Lodi, rasée par Milan en Htl, lui demande justice, par Tentremise de ses émigrés, qui lèvent des croix de détresse à la diète de Constance; elle lui envoie une clef d'or pour quil pénètre dans la ville ; et le jour de son arrivée, libre, aifraocbie, relevée, armée de nouveau, en furie vengeresse, elle brûle de suim son libérateur impérial, contre l'armée de Milan. Como, rasée en I1S7, de» mande justice à son tour, et nouvellement affranchie, elle se jette sur Comacina qu\ lie i a.^e, et se prépare à suivre Frédéric contre Milan. On menace Miian; donc Pavie se ranime, son jour est arrivé ; Crémone dégaine répée, leurs armées s^agitent et cherchent le combat; le successeur de Charlemagne doYient Thomme de