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Elle combat Citià Castello, en 1203.
Elle combat Âmelia, en 1202.
Elle combat Agobbio, en 1202.
Rome, déjà sous la liaine de Sutri. Nepi, Auagni, Palestrine, Toscolo, Albano, acquiert, en 1179, la nouvelle inimitié de Yelletri.
Rome refoule Ninfa, en 1179.
Lvni ^ Rome refoule Sezza, en 1179*
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En Sardatgne, les guerres de Cagliari , Torres et Gailura contre Orislano, le centre royal, continuent, et de plus nous trouvons en 4191 la nouvelle ininiitié de Cagliari contre Torres. Quant à la Corse il est impossible de ne pas Toir la nouvelle eflèrvescence guerrière des villes et des villages» quoique ses haines soient si subdivisées qu'elles deviennent indescriptibles comme celle de Nesso, de Torno, de Lamporeccliio^ de Carmignano ou de Simifonti.
Sur les ferres de la donation, la lutte contre la réaction de Frédéric n'a pas à maintenir le droit aux guerres
municipales, secondaires à Rome et inutiles dans le royaume des Deux-Siciles-, elle n'a pas a déjouer ou à enchaîner l'empereur, en le compromettant dans des combats de ville à ville; les guerres locales qu'elle provoque ne sont que les derniers frémissements des ondulations de ritalie impériale, perdue dans un milieu qu'elles ne peuvent soulever d'une manière uniforme; mais elle doit im[)oser au chef de Tempire le progrès par lequel Home et Palerme usurpent le droit de paix et de guerre pour refaire tout entière la géograptiie de ritalie pontificale.
Ainsi RofM, aux prises avec le pape^ laisse Amaido proclamer la déchéance du pouvoir temporel de FÉglise ; sa tâche est d'annuler, dans le pacte de Chai lemagne, toute protection suzeraine accordée par Tempereur à la domination du pontife. Elle combat donc par les idées, substituant jk la stratégie des guerres municipales celle des principes, et son peuple» son sénat, ses tribuns déjà armés d'une théorie toute nouvelle, sous le prédécesseur de Frédéric transforment son
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hostilité, d épiscofiale et gébelîne contre TÉglise, en une inimitié plus profonde qui délivre sa suzeraineté de toute obligation envers le pontife son Tassai. « Viens à Rome» avait écrit le sénat à Conrad, nous te < rendrons la domination de Constantin et de Justinten^ « Nous avons dompté les ennemis qui usurpaient ton « pouvoir; ils se préparaient à te combattre, d'accord « avec le pontife,... mais nous avons pris leurs tours et € leurs maisons : les unes sont démolies, les autres sont c a toi; viens dans la capitale du monde; une fois Totc stacle du clergé détruit^ tu régneras et tu seras plus « rassuré que tous les empereurs qni t'ont précédé. » Telle élail la théorie du sénat, ridée (jui annonçait au monde la renaissance séculière et profane des Uomains transportant à l'empereur leurs pleins pouvoirs sur l'univerSy abstraction faite de l'Église et du pape qui pendant tout le moyen âge, avaient voilé la suprématie de la ville éternelle sur Tempire d'Occident. Mais Frédéric Barbt rousse qui ne connaît ni le peuple, ni le sénat, m les tribuns, veut que le pacte de Charlemagne soit exécuté d'après les principes deTÉgltse fédé» raie avec le pape patricien à Rome, et l'empereur suzerain de toute la donation : il avait même promis à Eugène III de replacer les Romains sous PautoHté pontificale, a cojiiuie ils rétaient cent ans auparavant; » et à son arrivée, fulvlc a son somnambulisme germanique, il livre Arnaido de Hrescia au pape Adrien IV qui le jette au bûcher. Tout entière la révolution est menacée.
Le sénat dissimule ce fol outrage et s'inclinant devant Tempercur avec une longanimité qu'on apprend seulement sou s In domination du clergé, il réclarne encore son appui au nom de la liberté impériale qu'il dé-
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duitdesa propre liberté. Ce n'est pas le papejiii dit-il, œ sont les RoniaiiJst^ui oui Li aiisuiis l'empire à les devanciers, écarte le pontife et refait avec nous le grand pacte par lequellti sénat t'a donné la domination du monde; « qu'on renouTelieles anciens temps^ ce sont les paroles « du sénat, tu étais un hôle etnous t'avons liait dtoyen, cr tu arrivais en étranger des réglons transalpines^ nous a t'avons créé prince, nous L avons accordé tous nos « droits, accejtto donc nos lois. » C'était toujours partir de la domination de Konie pour arriver directemeoià Cbarlemagne, à Othon V^, à Frédéric Barberousse ; le sénat se substituait consulairement à Dieu pour dégager son César de la théologie qui le dominait au nom de Jésus-Christ, de Pierre et de la Pierre. Mais le barbare encore sourd et aveugle répondit dédaigneusement qu'il ne devait au sénat aucune promesse, aucun serment et que l'empire lui appartenait par droitde conquête au nom deCharlemagne et d'Othonl*, tandis que les Romains avaient été lescomplicesdes tyransde l'Italie, de Didier, de Déranger, morts et ensevelis en Allemagne, et qudu. reste Charles et Otliou arrivaient à la prière et non pas à la demande des Romains.
Les consuh laissèrent le Vandale sous le coup de la fàtalité. Le jour de son sacre il est attaqué par uneémeule qu'il réprime en boucher, puis il est assailli par la famine qui l'oblige à quitter Rome; la famine le poursuit à Spoleti quMl incendie en pure perle; elle Tempêche de descendre dans la liasse Italie où Tinsurrection des barons Tappellail contre ie roi de Palerrae; et, en partant pour l'Allemagne il emporte dans son cœur la flèche invisible de la révolution romaine. Ces mots : oTn dois être citoyen» ravagent son imagina^ tion comme un remords sur le passé, comme un doute