GUERRE AUX CHATEAUX
V. 4 430 conlre Mondovi 44 42 conlre SabieU i433 contre Rodilani
4 l i? irès-niîlitante 4 098 Sclvama<igi(»re 4407 très mililaiiie 4433 contre Lavagna 4086 conire Vassolî 4 464 contre Bisenzio
4450 irès-mililante 4 4 89contreNontemolino 4494 contre Sambuca 1 1^7
1 \ 50 très militante 114 4 conlre Vorno
4489 contre Bfasciano
4485 conlre Pozzasco 4 024 contre Montemarle 4454 conlre Foule 4456 très-militante
Dans deux^riUes, à Parme et à Pistoie, la guerre aux châteaux devance, en apparence, la guerre municipale, l)ar rmiiqutj raison que nous ne connaissons pas les premières guerres municipales de ces deux villes. Mais pouvons-nous admettre cpie Pistoie ne commence à combattre ses rivales qu'en 1153 , tandis qu'avant cette époque toute la Toscane était déchirée dans ses plus infimes localités? — En prenant la moyenne des années qui séparent les guerres municipales de celles conlre les châteaux, nous avons l'intervalle moyen de 67 ans^qui doit être encore réduit^ attendu qu'Ast,
Al'l CilATRAliii;. 2t7
Florence, Orvîeto» Pavie, Pérouse, Milan, Pise, Liic-
ques, Sienne, Todi, V6iOik\, combattent déjà les villes rivales sous les évèques, el môme sous les anciens comtes. Eu déduisant donc 15 ans de Tintervalle exagéré de 07 ans, nous trouvons la guerre aux chàtiîaux vers 1184, à répoque de la paix de Constance, un deuii* siècle après Tépoquc de la guerre municipale, que nous avons placée en 1132 pour la ^^éncralilé des villes italiennes. Avant la paix de Constance, la campa^^ne ne cédait qu'à des conquêtes anticipées, à des villes viciorienses par exception. Le fait de la guerre aux cbâteaux 86 développait en dehors du droit. L'interprète de la loi impériale, Otlion de Frisingue, le considérait comme lin acte de rébellion ; et s'il le trouvait très- répandu, la guerre municipale l'emportait encore sur la guerre aux châtelains. A lu paix de Constance , Taristocratie féodale, qui avait appuyé la réaction de l'empereur, se trouvait compromise, sans défense, en dérouie; les citoyens commencèrent à se venger, cl à partir de ce moment, la guerre aux cliàleaux remport a sur les guerres municipales, moins utiles el plus difliciles.
Dans la basse Italie, la guerre municipale de Païenne contre les Tieux centres se confond d'elle-même avec la guerre aux cliâteaux. Ces barons qui s'insurgent, ces vieux centres qui rêvent les franchises longobardes ou dogales d'une ère périmée, ces grandes émeutes rétrogrades contre le rayonnement civique de Païenne sont inspirés par les sentiments, les idées, les passions, les traditions des Longobards qui assiègent Milan, de ceux qui étouffent Florence, des comtes qui jalousent Faenza, de tous les châtelains du royaume et de la donation. Guillaume le Méchant les frappe en consul royal, multipliant les batailles et les supplices, conûs-