CHAPITRE II
lÉACTlON iMPERlALE ET POMTIFICALE CONTRE LA 6UERRC
AUl CHATEAUX.
Tentatives insuffisantes des deux chefs de la chrétienté en faveur des châtelains. — Elles ne font que provoquer un nouvel essor de la démocratie contre les châteaux. — Catastrophe de Biandrate. — Exploite de Sienne, Faenza, G6nes. — Chieri. — Cbierasco. — Jesi.— Osimo, Ânc^ne, Camerino, Totcanella, etc.— Tous los châtelains sert vaincus, soit qu'ils opposent à la ville conquérante une ville rivale, — soit qu'ils s'obstinent à régner sur des sujets révoltés, — soient qu'ils devancent les rebellions des sujetoen ee eonmettantauz citoyens, — soîtqu'ili «e posent en défenseurs de l'indépendance de leurs serfs de* venus citoyens, contre la ville qui veut les absorber. — Irritation des citoyens contre les derniers châtelains; colère de Todi, d'Orvieto, de Sienne, etc. — Destruction de Simifonti.— de Capriata, Castelseprio, ToBColo.^Naturalisation des chAle* laîns dans les villes, et constiiation du troisième peuple composé de citoyens et de concitoyens.— Constance de Sicile, en épousant l'empereur Heorj YI, naturalise d'emblée tous les châtelains du royaume,
11 était impossible aux deux chefs de la chrétienté de toléter cette guerre à la fois impudente et niicroscopique qui arrachait une à une toutes les racines de la papauté et de Tenipire. La loi était violée, outragée^ éludée sur tûtifllei pointa; les fiefo longobardaqueChar* lemagne aVait eoDservés^ cenx des Franks que les rois italiens aTaîeni respectés, ceux qu'Othon et les mêmes empereurs de Gebelin avaient foiidés ou donnés à leurs soldats, comme les Romano dans la marche de Vérone^ ou le Lavagna, dans la Rivière de Gênes; toutes ces dominations rurales que Conrad U le salien avait rendues héréditaires pour qu'elles pnsaent tenir