‹ 75 Cas de Prostatectomies par une Méthode Dérivée de la Technique de Hryntschak: Facilité des Suites OpératoiresChapitre 10 sur 29 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Notre méthode actuelle

Les 75 prostatectomies effectuées dans le service suivent la technique originelle de Théodore HRYNTSCHAK, modifiée suivant les exi— gences de l'hospitalisation en milieu marocain, nous ont fourni une expérience dont nous avons pu tirer les éléments de notre technique ac tuelle,

pératoires.

À de rares exceptions près, tous nos malades sont des rétentionistes complets,

Dès leur admission, la vessie est évacuée par mise en place d'une sonde urètrale,

Un dosage d'urée est pratiqué.

Pénicilline et streptomycine (500,000 unités en L gr. par jour) sont administrées systématiquement jusqu'au jour de l'interven-— tion qui suit généralement après 24 ou 48heures,

Suivant les principes soutenus par M.

LEBRUN et par suite de nos exigences d'hospiba= lisation, tous nos malades, quels que soient leur êge, (difficile à préciser), leur état général, le taux de l'urée sanguine et le degré d'infection, sont opérés en un temps après ce court délai pré-opératoire,

Nous relatons ici le cas d'un de nos ma=lades (obs, n° 60) dont l'état général déplorable tant physique que psychique nous avait fait re mettre l'intervention pendant onze jours et qui présenta des suites d'une facilité et d'une ba nalité extrêmes :

la vessie cicatrisant dans les délais

pratiquement normaux (21 jours), l'ablation de la sonde étant retardée au trentième par mesure: de prudence, Une réintervention s'avèra néces=— saire mais pour pratiquer une suture secondaire de sa paroi abdominale antérieure dont la cica— trisation ralentie prolongeait la durée d'hos= pitelisation (60 jours).

b) Anesthésie.

Après prémédication (morphine, phéner= gan), nous utilisons l'anesthésie générale en circuit fermé au penthotal, éthex, en veillent tout particulièrement, chez ces malades âgés, à assurer une oxygénation convenable,

c) Technique opératoire.

Nous ne reviendrons pas sur le détail :

Après énucléation,' visualisation de la brèche par l'écarteur trivalve. Capitonnage de la loge par points en X, au besoin un point transversal en avant de la sonde. iise en place des crins de fixation du procédé STOK et des deux PEZZER latéro-vésicales. Fermeture de la vessie, fermeture de la paroi, mise en route de l'irrigation par solution citratée. Vérifica— tion du bon fonctionnement des sondes par la— vage à la seringue de GUYON.

d) Surveillance post-opératoire.

Elle est réduite au minimum et prati— quement se borne au renouvellement des solu-— tions d'irrigation.

Le saignement est en règle très modéré, ne présentant aucun caractère inquiétant,

‘Il persiste en moyenne deux ou trois jours et conditionne l'arrêt de l'irrigation.

À cette date on pratique l'ablation de la première sonde de PEZZER, la deuxième étant conservée de manière à pouvoir rétablir un cou rant d'irrigation si, par hasard, une hémorragie secondaire se produisait. Dans l'état actuel des suites post-opératoires, d'ailleurs, l'éventualité d'une telle complication représentant une ra— reté, il pourrait, même, semble-t-il, si nous n'étions retenus par une crainte peut-être in justifiée, être possible de pratiquer l'ablation de cette ‘sonde de sécurité! au bout de trois jours, raccourcissant ainsi le temps de fermeture complète de la vessie.

Le malade est levé dès le lendemain de l'opération et régulièrement tous les jours. L'arm rêt de l'irrigation pendant ces laps de temps ne nous a pas semblé présenter un inconvénient auelconqaue « |

Nous utilisons comme test de cicatrisa— tion totale de la vessie l'injection à pression faible d'eau stérile à l'aide d'une seringue de GUYON, Si une fuite se produit, l'injection n'est pas poursuivie. Si la vessie tient, nous montons jusqu'à 100 cé. environ. Après cette épreuve, la vessie cicatrisée est maintenue ceh pendant en drainage pendent un à deux jourse

Pendant toute cette période post-opératoire, réduite d'ailleurs actuellement à une durée de dix jours, environ; les antibiotiques sont administrés régulièrement aux mêmes doses que précédemment. Si une élévation thermique importante ne semble pas cèder rapidement, nous avons recours, et à notre entière satisfaction le plus ‘souvent, à 1a chloromycétine à la dose de 1 gr. Après ablation de sondes, sulfamides pendant quelques jours.

T1 nous semble utile d'insister sur les facilités de surveillance et de soins post0pé— ratoires des malades opérés suivant notre tech nique actuelle,

En dehors du caractère particulièrement confortable" des suites opératoires immédiates (pas un de nos malades n'eyant présenté à aucun moment de phénomènes pénibles, ni douloureux)

les soins de nos prostatiques sont réduits au minimum,

Plus de pansements réitérés dans la journée par suite'"dlinondations!" aussi désagréebles pour le personnel soignent; nos malades, calmes et détendus, gerdent d'un jour à l'autre un peansement abdominal sec,

Le nrostatectomisé n'est plus, dans nos salles de chirurgie générale, l'opéré que l'on voit revenir avec angoisse du bloc opératoire,

Si nos opérés semblent y trouver un bien être goûté, nos infirmières nous en sont particulièrement reconnzissentes,

L'hospitalisetion est prolongée jusqu'à cicatrisation complète de la paroi, nécessité : quasi absolue en milieu marocain indigène, et par suite du recrutement souvent très éloigné du centre hospitalier, Le malade entre dans notre service par obligation, amené par des ac cidents de rétention complète. I1 n'admet, par suite de contingences psychiques, sociales et souvent familiales propres au comportement traditionnel marocain, de n'en sortir que dé finitivement guéri et capable, soit de reprendre son travail, soit, pour le moins, de mener une existence normale dans son milieu femilial,..

0BS,

OBS

OBS

OBS

OBS

No90

lb

Page 1