‹ 75 Cas de Prostatectomies par une Méthode Dérivée de la Technique de Hryntschak: Facilité des Suites OpératoiresChapitre 4 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pendant une longue période en France la prostatectomie fut effectuée uniquement sui vant la technique décrite par FREYER,. Elle réalisait une intervention dont la sécurité était bien établie, mais ses suites opératoires souvent extrêmement pénibles et longues en faisaient une opération redoutée et à juste titre.

En 1934, HARRIS décrivit une nouvelle méthode assurant l'hémostase de la loge suivie de retrigonisation et de fermeture de la vessie avec drainage nar sonde urètrale. I1 s'agissait en fait d'une technique délicate et minutieuse et ce n'est qu'en 1941 que FABRE à son entière satisfaction commença d'utiliser une technique similaire en France,

Le grand courant d'enthousiasme de 1945 né de la publication de la technique de MILLIN submergea complètement ces essais de prostatectomie. Les qualités chirurgicales de cette intervention, l'amélioration considérable des suites opératoires furent les points principaux de la réussite de cette technique. Elle restait. cependant une intervention longue, délicate, nécessitant souvent une habileté chirurgicale indiscutable. |

Aussi grâce à l'introduction dans l'arsenal thérapeutique des antibiotiques, une nouvelle tendance se fit jour : la modernisation des techniques de prostatectomie trans— vesicale, voie d'abord conservant un caractère indéniable, la facilité.

Certains comme LEBRUN, niant l'impor— tance de l'hémorragie post-opératoire ne font pas d'hémostase.

HRYNTSCHAK modifiant et simplifiant la technique de HARRIS décrivit en 1949 une technique simple réalisant une hémostase contrôlée à vue avec fermeture primitive de la vessie.

Foncièrement convaincus que l'hémostase effective constituait un point capital de la prostatectomie en réduisant d'une part la spoliation sanguine chez ces malades âgés pour lesquels un déséquilibre est toujours grave, en évitant d'autre part la formation de caillots intravésicaux, nécessité absolue pour assurer le fonctionnement du drainage urètral et respecter la suture vésicale, c'est à cette tech= nique que nous avons donné nos préférences.

Réalisant dans un service dechirurgie générale d'un grand hôpital musulman, une chirurgie urologique "collective! pour laquelle si les conditions techniques sont parfaitement au point, la surveillance post-opératoire spécia— lisée est encore délicate, nous avons apporté à la technique de HRYNTSCHAK des modifications qui toutes sont orientées sur la sécurité des suites dans les conditions d'hospitalisation où nous nous trouvons actuellement,

Nous relatons ici notre expérience basée sur 75 prostatectomies effectuées depuis un an et demi dans le service de notre maître le Docteur CHALLIOL, .

La statistique que nous apportons est intégrale. Décidé à étudier les possibilités de la méthode utilisée, elle a été appliquée dans un cadre très étendu, soutenu dans cette voie par le psychisme et la mentalité bien par ticuliers de nos malades marocains et souvent par les conditions d'hospitalisation,

Après un court rappel de la technique originelle utilisée par HRYNTSCHAK :

CE les

- Nous étudierons les différentes modifi= cations qui nous ont permis d'arriver à notre technique actuelles;

- Nous relaterons ensuite les conditions

dans lesquelles nous parviennent nos malades;

- Les résultats de nos 75 prostatectomies,

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