CHAPITRE I
Technique de Base
Nous avons suivi, dans ses grandes lignes, pour nos premières interventions la technique de prostatectomie suspubienne trans= vésicale décrite par le Professeur Théodore HRYNTSCHAK (Journal d'Urologie tome 55 n° 5-6, 1949, 338, 341) et dont nous rappelons les dif férents points :
… La vessie est remplie à l'aide d'une sonde urètrale d'environ 150 ce d'eau stérile. La sonde est obturée.
- On pratique la désinfection du champ opératoire y compris la bourse et la verge.
- Incision médiane longitudinale de 6 à 8 cm. jusqu'au bord supérieur du pubis; cu— tanée d'abord, elle intéresse ensuite la ligne blanche jusqu'au cul de sac péritonéal qui est refoulé minutieusement le plus haut possible et maintenu en place à l'aide d'une valve.
La face antérieure de la vessie est alors bien mise à jour à l'aide d'un petit écarteur de GOSSET,
- Deux pinces de CHAPUT saisissent la paroi vésicale qu'elle soulèvent en un pli transversal près du péritoine. Ponction de le
vessie. Evacuation totale de son contenu par la sonde urètrale qui est enlevée. On introduit alors une pince de KOCHER dans la cavité, dont l'ouverture des branches fournit une brèche transversale par dilacèration de la vessie; celle-ci étant au besoin agrandie au doigt.
à - L'énucléation de l'adénome est prati= quée de la manière classique avec ou sans l'aide du doigt rectal.
— Vérification est faite de la cavité adénomateuse,
- Mise en place d'un temponnement pro visoire de la cavité pendant l'installation de l'écarteur trivalve dans la vessie,
| — Nettoyage de la vessie, recherche et ablation des tissus lacérés,. Résection d'un coin de la lèvre postérieure au besoin. |
—- On place alors deux points de suture sur les bords latéraux de la brèche, au catgut simple n° L, qui contrôlent déjà partiellement l'hémorragie et vont servir de tracteurs pour assurer les points de capitonnage de la loge profonds, en X. Deux points latéraux sont sou vent suffisants. L'on met en place une sonde urètrale n° 20 et l'on complète au besoin, l'hémostase de la loge par une grande suture. transversale de HARRIS en avant de la sonde.
. - Mise en place par contrincision ‘latéräle d'un tube de lavage. 3 La fermeture de la vessie est alors pratiquée en deux plans, le premier au catgut en bourse sans prendre la muqueuse que l'on invegine au moment où l'on serre les deux brins: Ce plan étant uniquement un plan de rapprochement. Le second, en points séparés en X; au crin nylon, assurant l'étanchéité de la fermeture.
.- Une petit drain placé dans l'angle inférieur de la plaie. Réfection de la paroi au crin nylon. Quelques points rapprochent les lèvres de la brèche cutanée. | H
: - Fixation de.la sonde à - demeure à dla, verge Res trois crins et leucoplaste.
- Mise en place de l'irrigation continue à l'aide d'une solution de citrate de soude à 5 %. Vérification du bon fonctionnement de la sonde urètrale au besoin lavage et décaillotage ‘de la vessie. Lorsque le fonctionnement est sa tisfaisant, réduction du débit de l'irrigation jusqu'au goutte à goutte.
“Il est évident que, dès l'abord, la.
technique employée diffère par un point essen— tiel de la technique de base de HARRIS HRYNTS— CHAK : l'existence d'une irrigation transvési— cale, : :
Cette modification nous a été imposée d'emblée par les caractères bien particuliers de l'hospitalisation marocaine; défaut de personnel expérimenté, indispensable à la sur veillance post-opératoire du malade, et, en particulier, du bon fonctionnement de ke sonde pAtbreLe
Elle est basée Ataitoe part sur notre conviction de la nécessité d'évacuer sang et caillots de la vessie et la loge, nécessité … qui nous semble absolument indispensable tant pour L'inmé di at que pour l'avenir.
“Pour l'immédiat, nous avons s déjà DAile de l'obligation d'une hémostase efficace éliminant l'accumulation de caillots pour. assurer un drainage urètral effectif et protéger la : suture vésicale. Cette hémostase réalisée par capitonnage est complétée par la rétraction physiologique de la cavité adénomateuse, faci=, litée. | Per sa vacuité, Rae
Pour. l'avenir, il nous est apparu que. - D tcnoe de cet amas de. caillots, représen— tait un foyer virtuellement infectieux pouvant . Fe ne OISE de départ des complica- | ions : | a EX
2 infectieuses : urètrite, cystite, de à deferentités kb 0 épididymites, ‘etcces