‹ A bas les hommes vaudeville en deux actesChapitre 16 sur 29 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Lrs Mêmes, toutes les Femmes.

CHOEUR

Al» i Clochette de la Pagode (Cheval de Brome). Quand la cloche nous appelle ,

Nous accourons tous ici ; ’

Quelle aventure rouvfle ?

Parles , parles ! nous voici!

BERLINGUETTE.

Ah t vous êtes étonnées d’entendre la cloche de travail un jour de dimanche, n'cst-ce pas?.. .Vous voilà toutes pimpantes, et croquant le marmot en à t tendant vos époux, qui vous trompent comme do pauvres' innocentes que vous êtes !

, CLAUDINE

Qui nous trompent I

TOMUTTl.

Pas possible. t

BERLINGUETTE. *

Oui, mes ebères camarades, oui, faibles femmes, qui n'avez que vos ongles pour défense, à l’heure qu'il est ils doivent se trouver avtjfe un tas de femmes de pacotille qui sdbt arrivées hier de Paris tout exprès pour débaucher vos hommes!

TOUTES

Quelle infamie !

MARGUERITE

Pour moi, si Mouton trempait dans de pareilles horreurs, je ne lui laisserais pas ses deux yeux pendant vingt-quatre heures!

k DOUCETTE.

Quant à mon mari... oh! je vous jure qu'il ne le portera pas en paradis; j'ai la tête montée... il va y avoir du grabuge; faites comme moi!

CLAUDINE

Tout ce <rae tu feras, nous le ferons.

TOIKETTE.

Et sans reculer, va, sois tranquille.

toutes.

Oui, oùi! <

BERLIKGL'ETTE.

Très-bien, sacrclottc !... très-bien!

tapedl'B , dam la coulisse.

Qu’est-ce que c’est?... qu’est-cc qu’il y a?

DOUCETTE

C’est sa voix! *

B F.RLIN GUETTE.

Ce sont eux! ce sont vos maris!

doucette, un peu déconcertée.

C’est drôle! v’ià que je tremble!

BERLIMGUETTE.

Allons, Doucette, ne faiblis pas... solide au poste!... nous sommes là pour te prêter main forte !

Page 1