SCENE XIII
Les Mêmes, TAPEDUR, BEAUBLOND, tous les
Ouvriers.
TAPF.DUR.
Pourquoi que la cloche a tinté 7... Vous ici, mesdames?
MARGUERITE
Oui, monsieur Tapedur.
BEAUBiOND, bamù Tapedur.
Prudence et mystère, T^edur.
tapedur, bae.
Sois tranquille 1 ( Haut. ) Puisque vous voilà toutes réunies, mesdames, nous aurons l'honneur de vous faire à savoir que des affaires particulières, et d'homme à homme, nous forcent, en masse, à remettre à une autre époque la partie d’aujourd’hui... en vous priant d’agréer les expressions de nos regrets.
Ah! vous avez des affaires!
doucette, qui était un peu à l'écart, supproenant “ de Tapedur .
Et c’est pour des choses graves , à ce qu’il paraît ?
TAPEDUR. ,
Qu’est-ce que je vois? Doucette ici, au lieu d’étre à sa besogne!... Est-ce qu’on serait en contravention avec mes volontés?
DOUCETTE
Non... on se gène!
BERLIKCUETTE,
Bonsoir, monsieur Tapedur... ça va bien, j’en suis charmée... Madame, qui a le malheur d’êtrfc votre épouse, aurait deux mots à vous communiquer.
* TAPEDUR.
Je tombe de mon n’haut*... 1 Doucette, je vous convoque d’amitié à prendre le chemin de la cassine un peu plus vile que ça l... ou sans quoi...!
(DOUCETTE
Ou sans quoi... quoi?
TAPEDUR.'
Quoi?... je relève ma manche... histoire de te l’apprendre, en deux mots, à l’aide de cette . chose !
AhI c’est comme ça que tu t’y prends... eh bien, je n’irai pas à la maison? je me moqife de tes menaces!... je me moque de tes ordres!... je me moque de toi! t
[toutes. •’ .
Bravo! Doucette!
BEAUBLOND.
La friture va répandre!
« TAPEDUR.
Je ne sais pas si je dors; mais ce qu’il y a de sûr c’est que je rêve!
DOUCETTE
Ah! ça t’étonne que je te réponde, vieux tyran!... c'est comme ça pourtant! J’ai supporté assez long-temps tes humeurs et tes brutalités... à c’ t’heure, je reprends ma dignité de femme, et je te défends de me toucher du bout des doigts... ou sans quoi...!
TAPEDUR.
Ou sans quoi... quoi? ,
*• DOUCETTE
Je relève ma manche... histoire de te l’apprendre en deux mots... à l'àide de cette chose!...
% tapedur. * „
Tapedur !
V TAPEDUR.
Tu Iftvèmr comme ça ?
DOUCETTE
Je le veux comme ça !
TAPEDUR.
Gare aux épaules !
DOUCETTE
Gare à ton nez!
TAPEDUR.
VTà que j’approche!
DOUCETTE
N’approche pas !
TAPEDUR.
Ah ! c'en est trop !
DOUCETTE
Tiens!..*
Elle lui donne un soufflet, j
MAGASIN THEATRAL
BSAÜBLOKD et TOCS LES HOMMES.
Un soufflet!
TOUTES LES FEMMES
C’est bien fait!
CHOEUR
Al» : A nos serment l'honneur t'engage (de 1 j Moelle).
LES FEMMES
Oui , C*C»I bien lïit I Tant d’io**l*oce * Vaut l>ie» , je prose ,
Un bon suuffli-l!
Qu'a-Ulle fuit ?
Quelle imprudence !
Dieu! quelle olRfnle I Et quel souille! |
TAPBDCR.
J’en sais eneore ébloui!
bbU'Ilond , doucement*
Ah! madame Doucette, un soufflet !
«BERLlftC CETTE.
Bcaublond , ne vous mêlez pas de ça , oû je tous donne la seconde édition corrigée et considérablement augmentée !... toujours à l’aide de cette chose.
tapedcr , toujours stupéfait.
Un soufflet!... à moi!... un soufflet!...
DOUCETTE
Ah! te v’I’A tout bétel... vilain capoti! mais c’est rien que ça... je m’y ferai la main, et tu en ▼erras bien d’autres, gros polisson!... et pour commencer, je te défende de retourner au cabaret... et tu vas rentrer a là maison !
TAFEDVR.
A la maison?.. .moi t
DOUCETTE
A la maison, ou je recommence.
tapedur , rendant.
T’oserais encore?
TOUTES LES FEMMES
Il resterai... il ne restera pas!... «
TAPEDUR.
Non! je ne resterai pas!... et personne ne restera... n’cst-ce pas, les ami» ?
TOUS
Oui I oui t ■ * * *’
BERLIXQCBTTE.
Vous ne voulez pas rester?,,..
TOUS
Non! non!
BERL1N0CETTE.
Eh ben! c’est ce que nous allons voir. A moi, mesdames t
TOUTES LES FEMMES
En avant!
Elle* le précipitent ver* la porte du fond ri er Iq passage à leur* mari* j ceux-ci le* font pirtêu tler et l« sauvent.