SCENE XIV
TOUTES LES FEMMES, et peu après MOUTON.
toutes les femmes, redescendant sur le devant de
la scène. *
Abt les gredins! les pendardsl *
MARGUERITE
C’est égal, vivo Doucette! >
• TOUTES
Oui, vivo Doucette !
MARGUERITE
Ça n’cmpécho pas que vous ne les avez pas fait rester!... et dire que mon homme n’était pas avec eux!... C’est une partie manquée. .
BERLINGCSTTE.
Ton homme? le v’iA qui arrive!
MARGUERITE
Lui? il n’a donc pas Tait sa commission? Ah ben! son affaire est bonne!
beblixcuette.
Comme il accourt à sa perle, l'infortuné !
moütob, entrant.
Tiens! plus que ça de jupons!... merci du peu. (A pari.) Je croyais trouver les autres ici, ils ne sont pas au café.
MARGUERITE
Mouton, d’où viens-tu? {Aux autres.) Vous ailes voir.
MOUTON
D’où ce que je viens? ( A part.) Vaut lui déguiser la vérité.. (uâui.) Ma petite femme, je viens de chez la nourrice de Loulou, notre enfant à nous deux, mais en v’ià un événement! elle était sortie : c’est une fantaisie qui lui aura pris.
MARGUERITE
. Mouton, vous mentez.
BEBLINOUETTB. »
Voyons, je te demande sa grâce. m
MOUTOU.
Ma grâce! pour de quoi? est-ce que j’ai commis de la fausse monn^T
marWerite.
T’es de complot avec les autres... tu voulais me faire des infidélité»! Moutou , je le sais, ton neg'femue*
MOUTON, souriant. * t *
Ah î je n’avai* pas soti£$ à ça. Eh ben 1 oui, j’étais de complot avec les autres, je ne le cèle pas; mais pour des infidélités, je louèîe, je fais mieux, je le nie. Em bras se-moi, voyons, je le nie, embrasse-moi, ah! bah! .
DOUCETTE . * f -
Voyons, fais la pa» lui.
MAaC DEBITE.
Faire la paix avec un mauvais sujet, un liber - ! «in! ;
». r MOUTON.
\ Que c’est bête l est-ce que j’en ai l'envdoppe, d’un libertin? si j'en avais l’enveloppe, je ne dis pas... j’ai voulu m’amuser, v’ià tout t
Et t’amuser sans moi?
MOUTOU.
Oui, c’est vrai, à cause de l'occasion.
MARGUERITE
Ab! tu l’avoues... et tu ne crains pas que ta femme te corrige ?
Elle fait le geste de lui donner un soufflet. MOUTOU. *
-Ah! non, ça c'est prohibe, Minette.
MARGUERITE
C’est prohibé !
MOUTON
„ Bougonne-moi, c’eiit bon! rends-moi pas content, fais de l'orage , ça passe encore : j’aime le calme, et je reste dans le bruit pour être Iran- 4 quille, mais... » .•
MARGUERITE
Mais...
mouton, montrant sa joue.
Il faudrait pas louchçr là.
MARGUERITE
Et pourquoi?
mouton.
Parce que je ne veux pas.
Tu ne véux pas?
- MOUTON
Oui, Minette, c'est défendu.
MARGUERITE
C’est défendu ? lu me défies donc devant toutes ces dames?
mouton, r
Devant toutes ces dames, je le défends.
MARGUERITE
Tu le défends I ch bien ! v'Ià le cas que je fais de ta défense.
EU* lui donne un soufflet, Mouton jette un cri.
TOUTES
Ab! Marguerite!
mouton, furieux.
Une giffle! Marguerite, tu m’as battu et je ne peux pas te le rendre ! Marguerite, ça me cuit... oh! si c’était pas une femme... mais c’est une femme. Oh! il faut que jo me venge, qu’on m’apporte un biène , une lionne 1 qu’on me fabrique des monstres et qu’on m’enferme' avec euit faut que je déchire, je veux me venger.
MARGUERITE
Ah ! mon Dieu! il me fait peur.
f MOUTON.
Marguerite, Mouton était bon enfant, à e’t’ heure Mouton sera autre chose.
MARGUERITE. . **’
Ah! après tout , pour une giffle de plus ou de moins, en v’Ià assez!
~ BERLIN GUETTE
Oui , occupons-nous de nous : vos maris sont allés de leur côté bo*ire, riré of s’amuser, eh bien! révoltons-nous! de notre côté'^iops Ct amusonsnous. Du plaisir! de la joie ! l’éttmrdissoraent! Suivez-moi tou tes- en répétant ce cri vaidtiueur : A bas les hommes! * \
•Tourts. ;
A bas les hofnraesj * *
mouton, d MargutHiù* la‘ rétenant par le bras et la ramenant sur le devant de la scène..
A bas les hommes ! excepté le tién.
CHOEUR
Air (tu chaur de Màsanielto (Je Caraffil).
LES FEMMES
Assurons-nous de la victoire.
Sans eux sachons m-ns^flivertir .
Nous pouvons pou» coimv(jae gloire ,
Sachons vaincre ou mourir.