SCENE VIII
BEAUBLOND, DOUCETTE, puis TAPEDUR.
doucette, toussant légèrement, à pari.
Tapedur est là ! vengeons-nous du traître. (Haut.) Huml homl hum!
BEACDLOXD.
Oh! c’en est une! 6 Doucette! 6 mon astre!... vous ici, seule avec moil
DOUCETTE
Mais dam ! d’après ce que vous m’avez glissé tantôt dans l’oreille.
bbaubIond.
Ah! Doucette, vous avez donc compris que je vous adore... d’une manière ignorée des mortels? tapedur, paraissant au fond.
Je ne m'étais pas trompé, ça y estl
BEAUBLOND.
Votre ignoble mari est allé se plonger dans des flots de piquette. Ah! non, vous n’avez jamais pu aimer ce gros étre-là!
Grande canaille 1
Il &te peu à peu sou chape j ii , toa lialiit, paie retroiuie ici manche* de chemise.
dodcette, à part.
Tapedur est là ! bravo! ( JJaut .) Monsieur Beaublond, vous en dites peut-être autant à toutes les femmes?
BEAUBLOND.
Moi! qu’il en vienne une, qu’il en vienne cent ! que l’univers paraisse ; et si une voix flétrit mon innocence, traitez-moi publiquement de fourbe et d’imposteur. Doucette, gentille comme vous êtes, il faut qu'un physique agréable s’unisse au vôtre; Tapcdur est un affreux modèle!
Il lui baise la main.
TAPEDUR.
Je n’ai plus qu’une manche à retrousser !
DOUCETTE
Monsieur Beaublond, vous êtes trop pressant.
beaublond.
Prélude charmant d’un moment enchanteur, ô Vénus, ton enfant m’entre dans le coeur. Doucette, dites que vous m’aimez, dites que vous me trouvez bien gentil !
Cet aveu que vous exigez, puis-je le faire sans rougir?... Monsieur Beaublond, ne me regardez pas.
BEAUBLOND.
Enfant ! eh ben, voyons, na, je me retourne, et je ferme tes yeux.' Ah ! je vais donc recueillir le fruit de ma persévérance.. . cet aveu que j’implore, laissez-le échapper, mon cœur s’apprête à le recevoir.
tapedur, lui donnant un coup de pied au derrière.
Tiens, le v’ià!
beaublond, sans bouger 4 c place.
Ciel!
* Doucette rit aux éclats.
Ce n’est qu’un à-compte. Quantà vous, perfide...
doucette , riant toujours.
Ah! ah! ah !
TAPEDBR.
Oh ! vous avez beau cacher votre jeu, j’ai tout vu, tout entendu; et je vous quitte, je divorce I... je ne veux plus de vous !
DOUCETTE
Tapedur, écoute-moi.
TAPRDUR.
Je n’écoute rien; adieu!
BEAUBLOND.
Il s’en va ! ô merci, mon Dieu !
TAPEDUR.
Mais avant...
Il allonge un second coup de pied à Beaublond, qui *e retourne pour recevoir un soufflet , puis un autre coup de pied cl un autre soufflet ; tout ceci Uès-vivement.
BEAUBLOND. •
A la garde!
doucette, poursuivant Tapedur, qui s'éloigne. Tapedur! Tapedur! écoute-moi donc!