SCENE V
BEAUBLOND, TAPEDUR, Ouvriers.
CHOEUR
Ait :
Nou» nom rrndons a ton avii ,
Voyon* , Rcaulilond, parle-nous vile ; Quel e*l l'objet de c’te viaile ?
Fai»-eo part à tou» le» amis.
BEAUBLOND.
Attention! je prends la parole.
TAPEDUR.
Le premier qui l’interrompt, je tape dessus.
BEAUBLOND.
Vous avez peut-être cru, les amis, qu’il s’agissait de quelque chose de contraire & la morale, comme qui dirait d’un complot contrelc patron... point!... il s'agit bien d’une conspiration, mais d’une conspiration contre vos épouses!
TOUS
Contre nos épouses !
BEAUBLOND.
Oui, car je suis honteux de la supériorité que me donne sur vous ma classe de garçon... quand je vais à un bal, à une réunion, toutes les femmes me font des yeux de velours; tandis que vous, les plus simples beautés ne vous honorent même pas d’un regard... et pourquoi? parce que vous allez toujours vous promener en ménuisiers , la scie sous le bras.