CHAPITRE IX
Sommaire. — Un coup de balai. — Le manuel des amoureux. — Où l'esprit ne sert à rien. — Un vieux naïf.
Et voilà le monde qu'on vous met en couleur dans \q?> Mémoires de Rigolboche.
Lecteur, ne va pas croire que nous ayons encore donné une pichenette :
Âllonc donc ! nous avons les doigts propres.
C'est un simple coup de balai.
Nous avons voulu faire un petit tas pour te faire juger de l'ensemble.
Maintenant, passe et ne t'en inquiète plus; la salubrité publique est là pour le faire disparaître.
La cabrioleuse termine son livre par un manuel des amoureux dont nous corrigerons, pour terminer, les fautes d'observation, si on veut bien nous le permettre :
On obtient j^ar le cœur les femmes qui en ont; mais les autres?... — quand par hasard elles vous font envie, on les a, —
Les brunes avec de l'argent,
Les blondes avec de l'argent,
Les rousses avec de l'argent,
Et non-seulement on ne les conserve pas, mais on n'y retourne jamais.
Quelle autre monnaie voudriez- vous dépenser avec des femmes d'intelligen«;e aussi mesquine?
De l'esprit?...
Pourquoi en faire? on ne serait pas compris; témoin ce vieux naïf :
Une femme qu'il courtisait lui dit :
— Comment, vous faites encore l'araour?
— Non, madame, répondit-il piqué, je l'achète tout fait.
Inutile de dire qu'elle n'a pas compris.
NoUvS n'avons jamais rencontré qu'une de «es femmes qui eût de l'esprit : nous lui disions qu'elle en avait, et elle s'est aperçue que nous nous moquions d'elle.