ACTE SECOND
Le même jour. — Dans le cabinet privé de Perrin. — Ameublement somptueux, lumière, aération, etc. Un Monsieur entre. Il est trèa bien mis et porte diamants.
Le Monsieur. — Pardon M. le juge, (prégentant sa carte). Je suis Untel.
Perrin. — Oui, oui, M. Untel... je suis enchanté... (voix basse). Vous venez au sujet de cette malhewreuse affaire?
Le Monsieur (la bouche ea coeur, les yeux an ciel). — Oui, M. le Juge. C'est nae bien malheureuse affaire et si j'avais su. . .
Perrin (comprenant). — Vous auriez fermé boutique avant.
Le Monsieur. — Tu parles . . . pardon . . . je veux dire, oui M. le juge. Pensez donc... douze ans sans être dérangé!...
Perrin. — ^Pardon cher M. Untel, mais j'avais oublié de vous offrir un siège. (L« monsieur 6*installe dans un fauteuil et allume un cigare). Voyons, que puis- je faire pour vous?
Le Monsieur. — ^Voici. Malgré mon innoeenee, n'est-ce pas, je vais plaider coupable... cependant... (hésitant) ja voudrais . . .
Perrin (mielleux). — ^Voyons ne faites pas de manière avec moi, mon cher H. Untel . . . allez-y, allez-y. . .
Le Monsieur. — Je voudrais que la «hose ne fût pas connue dans le public. Vous comprenez, je suis un homme comme il faut ... et ma réputation . . .
Perrin. — ^Je comprends parfaitement . . .
Je vais arranger oela. . . Mais j'y pense il y a ces diables de journaux. . .
Le Monsieur (air de mépris). — ^Ah! les journaux? Laissez faire je m'en charge (sortant un rouleau de billets de banque). Quelle sera l'amende, M. le juge. . . T
PerriiL — Ne vous pressez pas . . . nous verrons à cela plus tard ... la semaine prochaine. . .
(Poignées de main. Untel sort).