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» l'effet de cette drogue, un artiste médiocre serait capable » d’un chef-d'œuvre...» (*).
Cet effet euphorisant, cette hypersténie qui sont notés très souvent dans les observations relèvent de facteurs divers. Outre la perspective de guérison avec un médicament inconnu qui fait merveilles aux Etats-Unis (**), dès les premières piqûres il existe une importante amélioration somatique : les douleurs s’apaisent, la liberté des articulations reparaît, la fièvre tombe; mais ces faits ne suffisent pourtant pas à expliquer cette sensation de bien-être, car elle peut exister en dehors de toute amélioration somatique.
La cortisone, expérimentée chez des sujets non malades, a pu faire preuve aussi de cette propriété bienfaisante et les Américains l’ont employée chez les aviateurs au cours de la guerre, pour diminuer les appréhensions de leur vie «Stressfull ». Elle a aussi été employée dans le traitement de petits états dépressifs, des hyposténies confirmant l’action stimulante des hormones surrénales que Paul ABELY avait déjà obtenue avec l’acétate de désoxycorticostérone. \
Cette exaltation intelléctielle n’est d’ailleurs qu’apparente, si l’on en croit les études psychométriques faites par DELaAY et ses collaborateurs. Ils concluent, en effet, à l’existence d’une légère baisse de lefficience intellectuelle de ces malades et d’une faible détérioration mentale objectivée par le maintien du niveau au test de vocabulaire et la baisse du niveau au test d’intelligence non verbal; ces conclusions vont à l'encontre des impressions subjectives des malades et présentent une analogie certaine avec les constatations faites à propos de l’ivresse alcoolique.
Ce début prometteur et trompeur, qui est parfois rem-
(*) Maïs, par ailleurs, ce médecin notait, après cessation du traitement, un véritable état de manque, de besoin avec une réaction dépressive nette.
(**) Le retour en France du Peintre Dury, soigné pour un rhumatisme chronique et guéri par la cortisone — ce qui lui a permis de reprendre son activité artistique -— a soulevé en France une vague d’enthousiasme considérable, savamment orchestrée par la grande presse,
placé par un état d’asthénie et de lassitude, peut persister pendant tout le cours du traitement ou se transformer en troubles beaucoup plus nets que nous allons envisager. maintenant.