‹ A ceux qui souffrentChapitre 22 sur 44 · LE MONDE ASTRAL · texte numérisé non relu

LE MONDE ASTRAL

plus OU moins longtemps, souffrant par la grossièreté de leur nature môme, souffrant par l’élimination lente et douloureuse de leurs désirs, souffrant par tous les appétits qu’ils ne peuvent plus satisfaire; si voisins du monde physique, dans cette région dense, dont la matière se rapproche de la nôtre, qu’ils peuvent en fréquenter les mauvais lieux et, malheureusement inspirer de criminelles pensées aux hommes dont la nature correspond avec la leur. Ne cherchez pas ailleurs les démons de l’Église,... mais en faisant une différence, celle-ci : les habitants des régions basses de rastral ne sont démons que pour un temps, et par la force toute-puissante de révolution ils se purifieront lentement de leurs passions ; les molécules grossières qu’ils ont attirées dans leur corps astral s’useront, et ils pourront passer ainsi dans les régions les plus élevées du purgatoire.

Les bien-aimés que nous avons perdus ne séjournent heureusement pas dans ces lieux désolés. Après la mort physique, après quelques heures ou quelques jours d’inconscience, selon que cette mort a été plus ou moins rapide, selon qu’elle les a enlevés en pleine

vigueur ou dans un âgeavancé, ils se réveillent paisiblement dans la région du monde astral qui correspond à la qualité de matière dont leur corps astral est alors composé. Là, Içur vie devient parfaitement consciente, s'ils ont plus ou moins développé, sur la terre, la faculté de penser. Et pourquoi ne le seraitelle pas? Ils ont un corps quilesmet en rappportavec un monde aussi réel, aussi visible et tangible que le nôtre; ils ont les émotions, les sentiments; leur faculté de penser est moins entravée qu’ici-bas, parce qu’ils ne sont pas obligés de penser à travers leur cerveau physique. Ils se sentent dans la réalité ; et, s’ils comparent alors la vie physique avec celle qu’ils mènent, ils la trouvent une illusion.

Chaque région, où la conscience de Thomme agit dans un corps quelconque, est pour lui la réalité, car il prend contact avec cette région : il y vit, il y pense. Et les habitants du monde astral — et encore davantage ceux du monde céleste — n’ont plus du tout, quant à rUlusion^ la façon de juger qu’ils avaient ici-bas.

Nos bien-aimés sont donc paisibles et relativement heureux dans ce séjour de passage, si leur vie terrestre a été suffisamment pure. Ils se livrent à leurs occupations favorites ; ils peuvent, comme ici, s’oc-

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