LE SPIRITISME
caper d'art ou de travaux intellectuels. Leur condition dépend naturellement de la région de Vastral où ils se trouvent. Dans les hauteurs de ce monde, ils peuvent même se croire au ciel, si leur idéal religieux n’était pas très élevé, car toutes les formes des religions s’y trouvent représentées.
Il faut cependant que je vous dise deux mots des dangers que peuvent courir, dans ce monde astral, les êtres chers que nous avons perdus ; ces dangers sont: le chagrin immodéré de ceux qui restent sur la terre, et les évocations spirites.
La grande roue de l’Évolution tourne toujours. Après la mort physique de rhomine, l’évolution s'empare de son corps astral. Ce corps astral doit se débarrasser, graduellement de ses molécules les plus grossières, et par ce procédé de purification, s’élever dans les régions supérieures de Vastral. Celte évolution est facilitée et hâtée par les désirs et les aspirations de l’aine. Elle peut être retardée par la douleur des parents et des amis demeurés ici-bas. De continuels courants de pensées désolées, de continuelles vibrations douloureuses viennent frapper la pauvre
âme, la réveillent parfois, lorsqu’elle sommeille paisiblement dans les couches inférieures de Vasiral. Ces regrets, cette douleur l’attirent vers la terre, et, au lieu de porter ses regards en avant et en haut, elle les fixe en arrière. Et elle souffre aussi, elle qui pourrait être paisible et heureuse si une douleur égoïste ou ignorante ne se réclamait toujours d’elle. C’est ainsi que l’essor de fâme vers des régions meilleures peut être retardé de bien des mois, retardé jusqu’à ce que cette âme comprenne son erreur et se tourne résolument vers le but céleste.
Quant aux évocations spirites, elles sont un danger plus grand encore. Je ne veux certainement pas critiquer ici la manière de voir et la méthode de nos frères spirites. Ce sont, pour la plupart, des chercheurs consciencieux et sincères ; dans leurs rangs se trouvent des apôtres convaincus ; et il ne faut pas oublier qu’aux temps modernes ils ont été les ouvriers de la première heure, dans le champ d’exploration de l’Au-delà. Beaucoup d’entre les théosophes ont passé par leur chemin, et, avant de saisir les horizons sans fin de la théosophie, ont exploré le domaine comparativement limité du spiritisme.