‹ A ceux qui souffrentChapitre 30 sur 44 · BONHEUR ILLUSOIRE · texte numérisé non relu

BONHEUR ILLUSOIRE

élevoii S vers les régions su périeures, plus nous sommes voisins de la réalité.

A ceux d’entre vous qui persisteront à traiter le bonheur céleste d'illusoire, je dirai : Sans celte soidisanle illusion, le Ciel ne serait pas le Ciel. Le Ciel doit offrir l’idéal de félicité le plus intense, le plus complet. Or il est des cœurs aimants et tendres qui ne sauraient concevoir de bonheur sans la présence des êtres aimés. La mère saurait-elle être heureuse si elle n’était entourée de ses enfants ? l’épouse le serait-elle loin du mari qu’elle adorait.

Vous me direz que, de là-haut, on peut suivre du regard les êtres aimés sur la terre, veiller sur leur bonheur... Il n’en est pas ainsi — entre le Ciel et la terre il n’y a, en général, pas de communication, le Ciel étant une région spécialement préservée de tout mal, de toute souffrance. Songez à ce qui adviendrait dans le cas opposé. Songez au déchirement de la mère qui verrait ses enfants se perdre, au désespoir de l’épouse qui verrait son mari amener au foyer domestique une femme qui le rendrait malheureux, et serait une mauvaise mère pour les petits orphelins... — Soyez certains que la Loi divine agit toujours pour

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le mieux, et remettez-vous avec confiance entre les mains du Dieu d’amour et de justice, du Dieu qui est si véritablement le Père de toutes ses créatures, de tout son Univers.

Mes frères et mes sœurs, si vous m’avez suivie attentivement, vous possédez maintenant un aperçu, quelque connaissance, si vague et incomplète qu’elle soit, de la manière dont nous envisageons la souffrance au point de vue théosophique. J’ai essayé de vous démemtrer qu’elle est toujours le résultat d’une cause dont nous sommes les auteurs, et que, par conséquent, chacun de nous est l’arbitre de ses destinées heureuses ou malheureuses ; j’ai essayé de vous prouver que la soutïrance a son utilité et son but; qu’elle est une aide puissante à l’évolution et que, finalement, elle disparaît dans les hauteurs glorieuses où sont parvenus les Hommes divins.

Avant de nous séparer, si vous le voulez, et si la soutïrance humaine vous elTraye moins, si vous vous êtes un peu réconciliés avec elle, je voudrais vous la montrer sous un autre aspect — un aspect de grandeur sublime qui devrait nous faire plier les genoux. Nous allons entrer, un moment, dans le

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