‹ A ceux qui souffrentChapitre 33 sur 44 · LE CHRIST · texte numérisé non relu

LE CHRIST

Dieu des millions d’hommes auxquels ils ont apporté ce qui leur était nécessairey — de même que le Christ nous a donné, à nous, Occidentaux, les ensei-, gnements dont nous avions besoin.

Il y a dix-neuf siècles que ce divin Maître est venu à nous... Croyez-vous que la Sagesse divine eût laissé dans les ténèbres et dans Terreur, sans aide et sans rédemption possible, les races qui se sont succédé dans le monde ; les millions d’âmes qui se sont incarnées avant son arrivée? Penser ainsi, n’est-ce pas douter de la Sagesse, de l’Amour, de la Justice de Dieu ?

Le Christ a grandi comme nous ; comme nous il a connu l’ignorance et la faiblesse ; comme nous il a connu les luttes et la soulïVance, et c’est par un long pèlerinage à travers les âges qu’il est devenu TÈtre glorieux que nous adorons, le fondateur et le chef suprême de la Chrétienté, sur laquelle II veille toujours encore. N’est-Il pas plus grand, étant devenu te C/im/, que s’il Tavait toujours été ? Est-il rabaissé, humilié parce que nous ne le considérons pas comme le seul Sauveur du monde? Ce fait Lui enlève-t-il quelque chose de Sa perfec

tion divine, de Tautorité de Sa parole, de Son amour infini pour l’Humanité ? Est-il plus petit parce que d’autres grands Êtres ont ouvert les bras, comme Lui, à cette Humanité souffrante et se sont sacrifiés pour elle ?

C’est triste à dire, mais, de toutes les religions, aucune presque, n’est aussi dédaigneuse des autres, aussi jalouse de sa seule autorité que notre religion chrétienne. Elle seule est bénie de Dieu, approuvée par Dieu ; elle seule proclame la Vérité; elle seule conduit au salut.

Avec un tel parti pris d’éxclusivisme, il est naturel que la plupart des chrétiens n’étudient pas les grandes religions antiques, comparativement à la leur — je parle ici de l’Hindouisme, du Bouddhisme, du Zoroastrime, des religions de l’ancienne Égypte, de la Grèce, etc. — seul, le Judaïsme leur est familier (i).

Cependant le Christianisme n’est que l’une des facettes de ce diamant pur, qui est la Vérité — Tune des branches provenant, comme toutes les autres, de

(1) Lire le beau livre d’Éd. Schuré ; Les grands Initiés^

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