‹ A ceux qui souffrentChapitre 37 sur 44 · LE SENTIER DE LA DOULEUR · texte numérisé non relu

LE SENTIER DE LA DOULEUR

serein, avec un courage toujours plus intrépide; il lui faudra développer toujours davantage les vertus et les pouvoirs auxquels elle s’étàit exercée dans le Sentier de l’épreuve. Combien la tâche est plus ardue!... d’apparence insurmontable!— mais une main bénie la soütient, la guide,... la main de son Maître,... et cette main compatissante aide à tout endurer.

Une nouvelle étape du Sentier est ainsi franchie... Et voici que tout devient sombre ; les ténèbres l’entourent ; la tendre main s’est évanouie ; l’âme se croit seule, abandonnée, quoique en réalité son Maître soit toujours là ; des doutes angoissants tentent de s’emparer d’elle. Si elle s’était trompée!... si la vérité n’était pas là !... Coupe de tristesse spirituelle dont elle boit toute l’amertume... Et malgré cette tristesse de l’abandon et des doutes qui torturéhl, malgré l’obscurité qui l’entoure, il lui faut marcher, continuer sa route, continuer à édifier les vertus divines, à se défaire de toutes les entraves terrestres.

Ainsi luttant, soutirant jusqu’à l’agonie, mais vaillante, obstinée, l’àme continue sa route ; elle franchit de nouvelles étapes. Avec ces nouvelles étapes de nouvelles épreuves l’attendent. Son rôle de

Sauveur de riiumanité, elle doit y débuter, en souffrant les douleurs du Christ à Gethsémané, en portant le fardeau des péchés et des douleurs du inonde. Fardeau écrasant pour des épaules humaines,... douleur si intense qu'elle nous ferait perdre la raison, à vous et à moi, ô mes frères et mes sœurs ! Et cependant Tâme les accepte, l’âme les demand-e,... soumission sublime à la Volonté divine, acceptation volontaire d’une croix lourde comme le monde luimême î Une telle soulfrance est sacrée ; taisonsnous, et bénissons,... si nous avons compris.

L’âme, enfin au terme du Sentier de la douleur, voit s’ouvrir pour elle le temple saint où elle reçoit la couronne de libération. Là, elle est à 1 abri des ouragans ; elle a dit adieu aux souflrances humaines, elle ne souffrira plus, désormais, car elle a évolué Dieu,... et Dieu ne peut souffrir. Mais, là aussi elle accomplit le dernier, le plus sublime des sacrifices. Elle renonce à entrer dans la joie éternelle, dans la félicité consciente, indescriptible de son État divin et de son union avec Dieu, afin de se consacrer à tout jamais au service de l’humanité.

« Celui qui a gagné la bataille, qui tient le prix dans sa main, mais qui dit, en sa divine compassion .

Pour l’amour des hommes je cède cette grande

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