‹ A ceux qui souffrentChapitre 39 sur 44 · PAIX AUX AFFLIGÉS · texte numérisé non relu

PAIX AUX AFFLIGÉS

divine vous les enlève aujourd’hui, faisant d’eux tes instruments de sa Justice,.. Mais cessez de pleurer ; ne savez-vous pas que jamais les liens crçés par l'affection ne se dénouent? Ils demeurent de vie en vie ; vous les retrouverez après la mort, vos bienaimés, vous revivrez encore ensemble, bien souvent, pleins d’amour et préservés alors de la séparation douloureuse. Puis vous savez aussi maintenant que la nuit vous les retrouvez si votre pensée les cherche avant devons endormir ; vous savez qu’il ne tient qu’à vous, à vos eflbrts, à votre constance de communiquer un jour consciemment avec le monde invisible. Par amour pour eux, que votre douleur se fasse paisible et résignée I

Vous, mon pauvre frère, qu’une maladie longue et cruelle retient sur un lit de souffrance, vous voyez aussi là l’œuvre du Karma ; ce que vous aviez semé dans une vie terrestre, vous le récoltez dans votre corps physique. Vous savez aussi maintenant qu’en acceptant votre état, sans révolte, vous vous créez du bon Karma. Et, par-dessus tout, votre consolation la plus grande est de penser que vous pouvez vous rendre utile, que, si vous êtes dans l’impuissance

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d’agir physiquement, il vous est possible d’être un travailleur mental, un penseur bienfaisant, un ami, une aide pour l’Humanité.

Vous, pauvre enfant trahie par celui que vous aimiez, soyez certaine que vous lui avez payé une grosse dette. Vous lui deviez, hélas ! cette douleur ; et, au lieu de le maudire, bénissez-le, car désormais vous êtes quitte, délivrée de ce fantôme du passé. Ne le regardez que comme un instrument du destin, et que votre cœur s’ouvre tout grand à la pitié, à la sympathie pour tous les êtres, au lieu de demeurer contracté par la haine. Vous verrez combien votre soulTrance en sera adoucie.

Vous que la calomnie poursuit, ne sentez-vous pas que, sans doute, vous avez calomnié, vous aussi, jadis ? que cette dure épreuve qui vous poursuit n’est que TelTet d’une cause? Résignez-vous patiemment à subir ce résultat de vos paroles, — autant l’épuiser complètement dans une vie que d’en avoir toujours la menace suspendue au-dessus de votre tête.

PATX AUX AFFLIGÉS

Vous, mon frère, qui rêviez les ivresses de la célébrité et qui êtes condamné à une vie mesquine, voici encore une leçon salutaire du Karma. En étudiant soigneusement votre caractère et vos goûts, il vous sera facile de la comprendre. Consolez-vous ; ce n’est que pour une vie ; vous aurez encore, bien souvent, l’occasion de recueillir des succès... succès que, peutêtre alors, ne désirerez-vous plus. En attendant prenez cette vie humble et cachée comme un moyen de développer en vous les vertus silencieuses de la douceur, de la patience et de la modestie.

Vous, ma sœur, qui semblez condamnée à la solitude, à l’isolement du cœur, cherchez à reconstituer un passé lointain où peut-être bien des visages amis vous souriaient, bien des affections s’offraient à vo.us, que vous avez repoussées, dédaignées... Vous avez fait saigner des cœurs, et maintenant c’est le vôtre qui pleure, solitaire, affamé de tendresse. Portez courageusement votre lourd fardeau, ô ma sœur, — et n’oubliez pas que la grande famille de l’humanité vous tend les bras. Que de misères à soulager I que de cœurs à consoler !... la mansarde,

rhôpiial et la prison cachent tant de créatures émaciées et douloureuses qui relèvent la tête sous le rayonnement d’amour qui vient à elles. Quel que soit le but que vous choisissiez, que ce soit un but d’amour et de compassion ! Et toutes les fleurs des affections humaines s’épanouiront dans votre existence prochaine.

Et vous, mon pauvre frère, chez qui les passions font échec aux aspirations spirituelles vous qui pleurez sur vos faiblesses, baissant un front humilié, vous avez derrière vous, sans doute, des vies livrées à tous les déchaînements des sens, et qui vous ont édifié des corps inférieurs susceptibles de répondre à toutes les vibrations passionnellés. Mais ne vous laissez pas abattre et relevez la tête ; ne vous identifiez pas avec votre nature inférieure, luttez pied à pied avec elle ; rappelez-vous que chaque petit effort améliore vos conditions morales et mentales. Et s’il vous arrive de tomber, relevez-vous avec un nouveau courage, sans donner un temps inutile aux remords, les yeux fixés sur le but et tout votre être aspirant vers cette Ame divine qui est votre véritable voiis-mênie.

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