‹ A ceux qui souffrentChapitre 40 sur 44 · PAIX AUX AFFLIGÉS · texte numérisé non relu

PAIX AUX AFFLIGÉS

Vous, ma sœur, qui étouffez dans votre confession religieuse comme dans une prison ; vous qui doutez, qui ne savez plus prier, vous qui appelez douloureusement la Vérité, sachez que, dans des vies anciennes, vous aviez connu des rayons de ce divin flambeau. Votre ûme le sait — même si vous l’ignorez dans votre conscience physique, — et elle laisse filtrer en vous ses regrets et ses aspirations. Peut-être aussi, cette Vérité, l’aviez-vous méconnue, persécutée — ou aviez-vous passé près d’elle en fermant les yeux : ceci expliquerait les recherches passionnées et sans fruits de votre existence actuelle. Mais ne vous découragez pas : — à celui qui frappe sans cesse, la porte sera ouverte. Si, après avoir scruté toutes les religions et les philosophies contemporaines, vous ne trouvez rien qui vous satisfasse à la fois l’intelligence et le cœur, venez à nous, ma sœur ; la théosophie est la synthèse et la base de toutes les religions, et elle jette une clarté si vive, si lumineuse sur l’origine, la destinée et le but de l’homme, que vous y trouverez sûrement certitude, joie et paix.

Et vous, ô mon frère, vous qui, le cœur plein

d'angoisse, songez sans cesse à cette pauvre humanité ; vous qui soufYrez de toutes les misères que vous ne pouvez soulager, de toutes les plaies que vous ne pouvez guérir, de toutes les douleurs que vous ne pouvez consoler... vous savez maintenant qu’il n’y a pas d’injustice ; que le mal et la souffrance sont nécessaires à Tâme qui évolue ; que les expériences pénibles développent l’homme et que la souffrance le purifie. Vous savez que la roue de la Loi divine tourne sans cesse, apportant à chacun le fruit de ses actions, bonnes ou mauvaises. Vous savez que le mal est temporaire, que le bien seul est éternel et qu’il triomphera infailliblement; que l’évolution amènera tous les humains à la libération finale, àja félicité. Vous savez, ô mon frère, que vous aussi avez passé par là, par cette fournaise des péchés et des afflictions, et que c’est grâce à ces dures leçons que vous êtes devenu l’être vertueux et pensant que vous êtes aujourd'hui. Ainsi vous ne les craindrez plus pour les autres, ces leçons ; et, le cœur plein de compassion, mais aussi plein de paix et de sérénité, vous bénirez Dieu et la Justice éternelle.

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