SCÈNE V
HECTOR, «eut-
Remettons-nous au régime cellulaire ! Et dire que je suis retenu ici pour une bagatelle, quand je devrais croquer galment ma part d’un superbe héritage ! Mais mon oncle a fait un testament si baroque que sa fortune va peut-être appartenir à un vieux parent de province, faute d'avoir pu retrouver mon cousin, qui vit en Espagne, pendant que moi je suis calfeutré à Clicliy.
PRFJUER COUPLET.
Je le sais bien, la pauvreté Est le dcatin du tout jM>tUe ;
Fuyant l'éclat et l'étiquette,
Elle a parfois son bon côté,
Et sa devise est travail rt gaîté.
Mais quand je Boitte à l'héritage Qui devrait être mon partage,
• Ma foi, j'avoue et je soutien
Qu'un peu d'argent ne gâte rien.
DEOXllRK CÛl'PLET.
Je sais aussi que la prison Sait exalter une Sine ardente :
Jadis elle inspira le Dante ;
Et eest souvent avec raison,
Qu’on a vanté Ips murs d'une prison.
Mai» quand je vois l'oiseau qui passe Et vole en chanlant dans l'ctpacc,
Ma fol, j'avoue, et je soutien,
Qu'un peu d’air ne piller ail rien.
Bah 1 do la philosophie !.. Je viens de recevoir une lettre de maître Foliguet qui m'annonce que puisque je ne puis aller chez lui, il viendra me rendre visite dans ma prison. Peutêtre m’apportera-t-il des nouvelles de mon cousin. Kn attendant tâchons de trouver quelques rimes. (U réfléchit.)