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en accident, vous serez contraint à un coup d'Etat que vous regardez comme une calomnie aujourd'hui. Pensant ainsi, vous devez comprendre que je refuse à m'associer, en quoi que ce soit, à une politique périlleuse pour vous et pour la couronne. Permettez-moi donc de rentrer dans ma retraite, ou, si vos bontés pour moi résistent à l'humeur que peut vous donner mon obstination, envoyez-moi servir à l'étranger une cause que je ne puis pas servir à l'intérieur. »
Voyant qu'il ne pouvait faire fléchir ma conviction, le prince n'en continua pas moins ses entrevues, ses entretiens confidentiels, ses invitations à diner et ses bontés de tout genre pour moi. Il songea même à m'utiUser à l'étranger selon mes goûts, auprès d'un prince que la politique de l'Europe avait décidé de faire roi d'un État nouveau, la Grèce. C'était le prince Léopold de Saxe-Cobourg, veuf de la princesse Charlotte, récemment enlevée à l'espérance du trône d'Angleterre et à l'amour passionné de son peuple. Je connaissais particulièrement ce prince, actuellement roi des Belges; je l'avais fréquenté en Italie. Il m'avait même fait l'honneur de venir plusieurs
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fois, dan? la tamiiiarité la plus iiicime, passer des soirées sans apparat chez moi. Le prince de Polignac, qui était informé de ces relations, obtint à mon insu, de Charles X. ma nomination au poste de ministre plénipotentiaire en Grèce, se réservant de m'apprendre plus tard cet avancement inespéré dans ma carrière. Ce fut sa seule vengeance.