L 1 \' R E SIXIEME
huit ans sans rivalités. C'est là que j'improvisai mes meilleurs discours jusqu'au coup d'Etat de iS)2, souverain presque absolu des cœurs et des votes tant que je consentis à y siéger.
Maintenant je touche à l'action principale de ma vie, la révolution du 24 février 1848. Je vais changer de style et puiser dans un de mes livres, que j'ai écrit à cette époque à la troisième personne, la plupart des événements de cette révolution pour laquelle je resterai éternellement loué ou condamné comme pour un acte indélébile. Ce récit entièrement véridique, mérite et fautes, achevé, je reprendrai le style ordinaire des récits personnels. J'y donnerai, toujours sous la même forme, les développements nouveaux, et j'y ferai les corrections que le sujet comporte aujourd'hui. On aura ainsi le tableau complet de ma vie politique. Je ne chercherai point à pallier ce que j'ai fait de mal, ni à exagérer ce que j'ai fait de bien. On ne trompe pas la conscience. C'est l'homme qui juge et c'est Dieu qui prononce.
cAchevé d'imprimer
le quatre décembre mil huit cent quatre-vingt-onze