‹ A. de Lamartine par lui-mêmeChapitre 107 sur 142 · CO^LTIIE LU TEI'H.E T)E D>CO%T · texte numérisé non relu

CO^LTIIE LU TEI'H.E T)E D>CO%T

ce Vains efforts, périlleuse audace !

Me disent des amis au geste menaçant :

Le lion même fait-il grâce

Quand sa langue a léché du sang?

Taisez-vous, ou chantez comme rugit la foule ! Attendez pour passer que le torrent s'écoule,

De sang et de lie écumant !

On peut braver Néron, cette hyène de Rome ! Les brutes ont un cœur; le tyran est un homme :

Mais le peuple est un élément,

« Élément qu'aucun frein ne dompte.

Et qui roule semblable à la fatalité.

Pendant que sa colère monte.

Jeter un cri d'humanité.

C'est au sourd Océan qui blanchit son rivage Jeter dans la tempête un roseau de la plage,

La feuille sèche à l'ouragan ; C'est aiguiser le fer pour soutirer la foudre. Ou poser pour l'éteindre un bras réduit en poudre

Sur la bouche en feu du volcan !

« Souviens-toi du jeune poète, Chénier! dont sous tes pas le sang est encor chaud. Dont l'histoire en pleurant répète Le salut triste à l'échafaud*.

• Tout le monde connaît le mot d'André Chéuier sur l'échafaud : « C'est doninmge, dit-il en se frappant le front, il y avait quelque chose là. »

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