DILATATION* DES CORPS PAR LA CHALEUR
circonstances habituelles plus vite que le papier, la neige ou le duvet. Mais on n'a qua faire tomber une première fois une feuille de papier déployée, puis une seconde fois cette même feuille roulée en boule, pour voir qu'il y a là une cause étrangère, indépendante de la nature et du 5 poids du corps, qui fait obstacle au mouvement, et qui est la résistance de l'air. Si en effet, au moyen d'une double pompe à air, appelée machine pneumatique, on retire l'air d'un grand tube contenant du plomb et du duvet, on voit, en relevant le tube dans la position verti- 10 cale, que ces deux corps tombent ensemble et sans se séparer. Si on laisse rentrer l'air, on voit, en renversant de nouveau le tube, les différences de vitesse reparaître. Les corps tombent avec une vitesse croissante. Ainsi un corps parcourt environ 5 mètres dans la première se- 15 conde de sa chute; 15 mètres, ou 3 X 5/ dans la deuxième; 25 mètres, ou 5 X 5, dans la troisième; 35 mètres, ou 7 X 5, dans la quatrième, et ainsi de suite. Aussi2 une petite pierre, tombant d'une grande hauteur, pourrait-elle blesser grièvement celui qu'elle atteindrait. 20