‹ A French prose readerChapitre 86 sur 108 · Différent - • Type dans certaines Races d'Animaux · texte numérisé non relu

Différent - • Type dans certaines Races d'Animaux

( "est à peu près ce qui doit être arrivé pour le porc. Toutes les races, même celles que l'on a observées dans les îles écartées du Pacificpie, paraissent descendre de deux types distincts, l'un encore sauvage, le sanglier, l'autre originaire de Siam et de la Chine, et dont la forme primitive serait perdue. Les races dérivées du sanglier existent encore, d'après Nathusius, sur différents points du centre et du nord de l'Europe ; elles disparaissent devant des races améliorées, produit direct de l'industrie humaine. Chacun connait les races anglaises, chez qui toutes les aptitudes ont pour but de favoriser l'engraissage et le développement des parties utiles aux dépens des autres. Le groin, les crocs, les mâchoires, les soies, tendent à surgir par un mouvement inverse dès que l'animal est livré à une vie plus active. Il y a déjà loin du porc amélioré du Yorkshire au porc à moitié libre d'Irlande ou de nos départemens de l'ouest et du midi ; aussi voit-on apparaître chez ces derniers des particularités dont il n'existe pas trace chez les autres. La taille varie selon les climats, ainsi que la consistance des poils; les porcs turcs et westphaliens reprennent aisément la livrée des marcassins, les individus des vallées chaudes de la Xouvelle-Grenade sont au contraire presque nus, et d'autres, à des hauteurs de 7 et 800 pieds, revêtent une fourrure épaisse de poils laineux. La sélection exercée sur le cheval a créé en lui des facultés toutes particulières. Déjà bien éloignée des parents arabe et barbe dont elle est

issue, la race de course anglaise possède et transmet fidèlement les particularités artificielles accumulées chez elle. Que de différences encore d'un type de clieval à un autre ! Les races insulaires et montagnardes sont généralement chétives, celles des plaines et des gras pâturages massives et de grande taille. Certaines robes, comme l'isabelle, fréquentes dans l'Europe orientale et l'Asie intérieure, sont à peu près inconnues chez le cheval de course anglais et le cheval arabe, dont il descend. Il existe cependant chez toutes les races chevalines une particularité de coloration que l'on serait tenté de regarder comme un retour vers le pelage d'un ancêtre éloigné, tant cette particularité est générale et conforme à celle qui distingue plusieurs espèces vivantes du groupe des équidés ; nous voulons parler des raies ou bandes soit dorsales, soit zébrines, qui reparaissent dans toutes les races ; elles se montrent ordinairement sur les fonds isabelle ou alezan clair, ou encore gris de souris, et s'effacent parfois avec l'âge ; d'autres fuis elles se manifestent tard, et persistent alors pendant toute la vie. — Gaston de Saporta.

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