‹ A French reader, based upon Passy-Rambeau's Chrestomathie française;Chapitre 1 sur 72 · A French reader, based upon Passy-Rambeau's Chrestomathie française; · texte numérisé non relu

A French reader, based upon Passy-Rambeau's Chrestomathie française;

Il y avait une fois un petit oiseau, qui avait très très soif. C'était en Provence, dans une des provinces les plus chaudes et les plus sèches de la France, une de celles où il pleut le moins.

5 Et le petit oiseau avait fait son nid dans une des parties les plus chaudes et les plus sèches de la Provence. Il y avait bien une source dans le bois où le petit oiseau avait fait son nid; mais, tout autour, il y avait une grande plaine pierreuse,

ioet des montagnes pierreuses, sans arbres et sans eau.

Justement, cette année-là, il avait fait très sec. Il n'avait pas plu du tout depuis que le petit oiseau avait fait son nid, au printemps. L'été

x5 était venu, le soleil était devenu de plus en plus chaud, et il avait séché toutes les mares, toutes

les sources et même beaucoup de puits. La source du petit oiseau avait cessé de couler comme les autres. Pendant quelques jours, il était resté encore un peu d'humidité sur les herbes, autour de la source, et le petit oiseau avait pu 5 aller s'y rafraîchir le bec; et puis tout avait séché. Alors le petit oiseau avait commencé à souffri beaucoup de la soif.

Il aurait bien pu s'envoler tout de suite et aller s'installer auprès d'une grande rivière. Mais ses 10 œufs, qu'il avait couvés depuis bien des jours, venaient d'éclore; il avait maintenant quatre jolis petits, et il ne pouvait vraiment pas les laisser mourir. Et puis la pluie viendrait sans doute bientôt. Il y avait si longtemps qu'il ne 15 pleuvait pas; ça ne pouvait pas durer.

Pourtant, un jour passe, deux jours passent, et il ne pleuvait toujours pas; et le petit oiseau et ses petits avaient de plus en plus soif; si soif qu'ils passaient le jour à haleter, le bec 20 ouvert, les ailes écartées.

Le matin du troisième jour, le petit oiseau se décide à aller dans les environs chercher s'il ne trouverait pas de l'eau quelque part. Il vole, il vole, il vole; mais il ne voyait toujours que25 les champs secs et blancs, que le soleil rendait éblouissants comme la neige et brûlants comme une fournaise. D'eau, il n'y en avait pas trace. Le petit oiseau étouffait. Il ne pouvait presque plus respirer, tant il avait chaud et soif ; il avait 3°

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