‹ A French readerChapitre 1 sur 19 · A French reader · texte numérisé non relu

A French reader

Un homme très pauvre habite avec sa femme une misérable petite maison. Tous les jours il va dans la forêt couper du bois.

Un jour il se dit: «Je suis bien misérable! Je suis 5 pauvre, et je suis forcé de couper du bois tous les jours. J'ai faim, ma femme a faim aussi. Je suis bien misérable.»

A cet instant, une jolie petite fée se présente et dit: «Mon pauvre homme, j'ai entendu tout ce que 10 vous avez dit, j'ai pitié de vous, et comme je suis fée, je vous permets trois souhaits. Demandez ce que vous voulez, vos trois souhaits vous seront accordés.»

Ayant ainsi parlé, la fée disparaît.

15 Le pauvre homme se dit tout joyeux: «Je vais à la maison, je vais dire à ma femme qu'une fée m'accorde trois souhaits.»

Le pauvre homme va à la maison. «Je suis content, dit-il à sa femme, j'ai vu une fée dans la 2o forêt. La fée a dit: 'Mon pauvre homme, j'ai pitié de vous, je suis fée et je vous permets trois souhaits. Demandez ce que vous voulez'.»

— Je suis bien contente aussi, dit la pauvre femme, entrez dans la maison et nous parlerons. 25 II entre dans la maison, s'installe à table, et dit: «J'ai faim, je propose de dîner. Pendant le dîner nous parlerons.»

le trwa swe

dén om tre poivr abit avek sa fam yn mizeraibb patit mezô. tu le 5Uir il va dâ la fore kupe dy bwa.

œ 3Uir il sa di: «3a sqi bjê mizeraibl! 5a sqi poîvr, e 33 sqi forse 4^ kupe dy bwa tu le 5

3u:r. 3 e fê, ma fam a fê osi. 39 sqi bjê mizerasbl.»

a set esta, yn 3oli ptit fe S9 prezàit e di: «mô poivr om, 3 e âtâdy tu s ka vuz ave di, 3 e pitje d vu, e kom 3a sqi 10

fe, 3a vu perme trwa swe. damàde^ ka vu vule, vo trwa swe vu srôt akorde.»

ejât êsi parle, la fe dispare.

la poivr om sa di tu 3waj0: «3a ve a 15

la mezô, 30 ve diir a ma fam k yn fe m akorda trwa swe.»

la po:vr om va a la mezô. «3a sqi kôtâ, dit il a sa fam, 3 e vy yn fe dâ la fore, la fe a di: 'mô poivr om, 3 e pitjeL,d ao

vu, 3a sqi fe e 3a vu perme trwa swe. damâde„s ka vu vule'.»

— 3a sqi bjê kôtôit osi, di la poivra fam, ôtre dâ la mezô e nu parlarô.

il âitra dâ la mezô, s estai a taibl, e di: 25

«3 e fê, 3a propoiz da dine. pâdâj dine nu parlarô.»

' Pronounoe [t\.

La pauvre femme met le dîner sur la table, et ils commencent à manger et à parler des trois souhaits.

— Nous pouvons demander de grandes richesses, dit le pauvre homme.

5 — Oui, répond la femme, et nous pouvons demander une jolie maison.

— Nous pouvons demander un empire.

— Nous pouvons demander des perles et des diamants en grande quantité.

lo — Nous pouvons demander une nombreuse famille, cinq fils et cinq filles.

— Non, dit la femme, je préfère six fils et quatre filles.

Ils continuent leur discussion, mais ils ne peuvent 15 pas décider quels souhaits seront les plus raisonnables. Alors l'homme mange sa soupe en silence, il réfléchit, il regarde son pain sec; c'est, avec la soupe, tout ce qu'il a pour dîner. Enfin il dit: «Oh! J'aimerais avoir une bonne grosse saucisse à manger.» 20 A cet instant, une saucisse tombe sur la table. Très surpris, l'homme et la femme regardent la saucisse.

— Vous avez été très imprudent, dit la femme, vous avez demandé une saucisse, voilà un souhait accordé.

— Oui, dit l'homme, j'ai été imprudent, mais 25 nous avons encore deux souhaits, nous pouvons

demander de grandes richesses et même un empire.

— Oui, dit la femme, nous pouvons encore demander de grandes richesses et un empire, mais nous ne

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