‹ A French readerChapitre 3 sur 19 · LES TROIS SOUHAITS · texte numérisé non relu

LES TROIS SOUHAITS

puvô po^dmàde diz ùfù; viiz avez ete si êprydà, vuz ave^dmâde 3'n sosis. vu préfère sa dut yn sosis a yn nôbrpiz^ famiij.

e la poivra fam kôtiny se lamàtasjô e repet si suvà: «vuz avez ete trez êprydâ,» ■;

ko 1 om pe:r pasjà:s e di: «59 sqi fatige d vo lamàtasjô. 59 vudre vu \i\'a:r set sosis o bu dj^ ne.»

e \n^-ala la sosis pàdy o bu d}' ne„d la poivra fam. vuz ima5ine la syrpriiz dj' mari 10 e„d la fam. el S9 lamàit ôkor pi}-, el fe de^rproS a sô mari, «vuz et fu!

kel êprydâis! vwala d0 swe akorde.»

— wi, di 1 om, mez il nu rest âkor dé

swe, e nu puvô^dmàde do grùid 15

riSes.

— do gràid ri^es! me 5 e yn sosis

o bu dy ne, 50 sqi ridikyl; 5 ete 5oli, mêtnà

50 sip leid, e s 8 votro foit. e la

poivro fam plœir. 20

1 om rogard sa fam e di: «50 vudre^k set sosis dispareis.»

a 1 esta, la sosis dispare, e 1 om e la farn sôt osi poivro k avci.

aprej dine, 1 om roturn a la fore kupe 25

dy bwa. il repet: «50 sqi bjê mizeraibl,» me la fe n ariiv- pa e il resto poivr. il n a po^d ri$es, il n a pa d âpiir, il n a pa 4^ P^rl, il n a pa d djamô, il n a po^d'' fis, il n a pa^4^ fiij, e il n a pa me:m mà^e la sosis. 30

* Pronounce \s]. - Pronounce [f]. ' Pronounce [t].

Il y avait une fois une femme si mauvaise qu'elle se querellait avec tout le monde. Elle se querellait surtout avec son mari, et jamais elle ne faisait ce qu'il lui demandait. Quand le mari disait: «Levez- S vous, s'il vous plaît, pour faire le déjeuner,» elle restait trois jours au lit. S'il disait: «Couchez-vous tôt ce soir,)) elle restait debout toute la nuit.

Un jour il lui dit: «J'aime beaucoup les crêpes, faites-moi des crêpes pour souper.»

lo — Non, vous ne méritez pas de crêpes, vous n'aurez pas de crêpes pour souper.

— Très bien, si je ne mérite pas de crêpes, n'en faites pas.

Immédiatement, elle court à la cuisine et fait 15 beaucoup de crêpes. Elle force son mari à les manger toutes et, en conséquence, il a une attaque d'indigestion.

Le pauvre homme est très fatigué de se quereller avec cette méchante femme.

20 Un jour, il va dans la forêt chercher des fraises. Il arrive au milieu de la forêt et s'assied sous un arbre; il regarde autour de lui et remarque un trou. Il va regarder dans le trou et voit qu'il est très profond. Alors il se dit: «Ma femme est si méchante, 25 si désagréable, que j'aimerais la voir dans ce trou-là.»

Il retourne à la maison et dit à sa femme: «N'allez pas chercher des fraises dans la forêt.»

la meSâit fam

il j avet yn fwa yn fam si moveiz k el sa karelet avek tu^l mô:d. el sa karele syrtu avek sô mari, e same el na faze sa k il Iqi^dmàde. kc^l mari dize: «lave vu, s il vu pie, pur fe:r la de50ne,)) el S

reste trwa 5u:r o li. s il dize: «ku^e vu to sa swair,» el reste dabu tut la nqi.

dé 3u:r il Iqi di: «5 eim boku le kreip, fet mwa de kreip pur supe.»

— nô, vu n mérite pa d kreip, vu 10 n ore pcL,d kreip pur supe.

— tre bjê, si 5a n merit pa 4 kreip, n â fet pa.

immedjatmâ, el kuir a la ki^izin e fe boku^d kreip. cl forso sô mari a le 15

mâ5e tut e, à kôsekâis, il a yn atak d èdisestjô.

la poïVT om e tre fatîge da s karele avek set menait fam.

œ 3Uir, il va dâ la fore ^^r^e de freiz. 20

il ariiv o milj0 d la fore e s asje suz œn arbr; il ragard otuir da Iqi e ramark œ tru. il va rgarde dôj tru e wva k il e tre profô. aloir il sa di: «ma fam e si menait, si dezagreaibl, ka 5 emre la v^vair dâ s tru la.» 25

il raturn a la mezô e dit a sa fam: «n aie pa S^rSe de freiz dû la fore.»

La femme se prépare immédiatement à aller dans la forêt.

— Eh bien, dit le mari, si vous allez dans la forêt, n'allez pas vous asseoir sous le grand arbre qui est

5 au milieu de la forêt,

— J'irai dans la forêt, et j'irai m'asseoir sous le grand arbre qui est au milieu de la forêt.

— Allez-y si vous voulez, mais ne regardez pas dans le trou.

lo — J'irai dans la forêt et je regarderai dans le trou. Elle part. Elle arrive au milieu de la forêt, elle s'approche du trou, regarde dedans et tombe au fond.

Le mari passe trois jours sans sa femme. Le quais trième jour, il retourne à la forêt, s'approche du trou et regarde dedans. Il a apporté une longue corde; il attache un bout de cette corde à un arbre, et laisse tomber l'autre bout dans le trou. Alors il ^, / tire, et à sa grande surprise, il trouve un démon atiio taché au bout. Le pauvre homme a peur, il tremble, il va repousser le démon dans le trou, mais le démon lui dit:

— Mon cher, je suis bien content de sortir de mon trou. Une méchante femme est arrivée, elle

5 est si désagréable que je préfère rester sur terre. Venez avec moi et vous serez riche. J'irai dansu:// a-c toutes les villes et dans tous les villages; je détesie iuite4 les femmes, je les tourmenterai tant qu'elles tomberont dangereusement malades. Alors, vous arri- 3ô verez avec une médecine qui les guérira. ; / / ;

lué-^' ... .,jT '"^ .

la fam sa prepair immedjatmâ a aie dâ la fore.

— e bjê, dij mari, si vuz aie dà la fore, n aie pa vuz aswair su^l grât arbr ki et

o milj0 d la fore. S

— 3 ire dà la fore, e 3 ire m aswair suj grât arbr ki et o milj0 d la fore.

— alez i si vu vule, me^n ragarde pa dà l tru.

— 3 ire dà la fore e 3 rogardre dô^l tru. ^^ el pair, el ariiv o milj0 d la fore, el

s aproS dy tru, rogard dodà e tô:b o fô.

b mari pais trw^a 5U!r sa sa fam. la katrijem 5U!r, il roturn a la fore, s aproS dy iS

tru e ragard dadà. il a aporte jti lôig^ kord; il ata^ dé bu d set kord a œn arbr, e leis tôbe 1 otra bu dà^ tru. aloir il tiir, e a sa grà:d syrpriiz, il truiv œ demô ata$e o bu. la poivr om a pœîr, il trà:bl, 20

il va^rpuse la demô dà^l tru, mej demô Iqi di:

— mô $e!r, 3a sqi bjê kôtà^ sortiir da mô tru. 5'n menait fam et arive, el

e si dezagreaibl ka^s^ prefeir reste syr teir. 25

vonez avek mwa e vu sre riÇ. 5 ire dû

tut le vil e dà tu le vila:3; 3a detest

le fam, 3a le turmâtre ta k el tôbrô

dâ5r0zmâ malaid. aloir, ^nlz arivre

avek yn metsin ki le gerira. 30

• Pronounce [kl. 2 Pronounce GI.

Le démon part le premier, et partout où il va, les

femmes et les jeunes filles tombent malades. Alors

le paysan arrive avec sa médecine et il les guérit

toutes. Il leur demande beaucoup d'argent et il

5 gagne en très peu de temps une grande fortune.

Le démon dit un jour au paysan: «Je vais tourmenter la fille du roi; elle sera malade, très malade, mais je vous défends de la guérir.»

La fille du roi tombe malade. Le roi fait appeler lo le médecin et lui dit: «Guérissez ma fille ou vous périrez.»

Mais à son tour le démon lui dit: «Ne guérissez pas la fille du roi ou vous périrez.»

Le pauvre paysan est très embarrassé. Il ré- 15 fléchit longtemps, puis il va trouver tous les domestiques du roi et leur dit:

— Allez dans la rue et criez aussi fort que possible : «La méchante femme est arrivée, la méchante femme est arrivée!»

20 Alors le paysan entre dans le palais.

Le démon est dans le palais où il tourmente la fille du roi. Il dit au paysan:

— Misérable, pourquoi êtes-vous ici?

— Mon pauvre démon, la méchante fenune est 25 arrivée.

— Impossible, dit le démon.

Mais à ce moment, tous les domestiques du roi commencent à crier: «La méchante femme est arrivée, la méchante femme est arrivée!»

30 — Oh! mon ami, dit le démon au paysan, j'ai

b demô pair b pramje, e partut u il va, le fam e le 3œn fiij tôib malaid. ab:r b pejizâ ariiv avek sa metsin e il le geri tut. il lœr damâid boku d ar5à e il gaip â tre p0J d ta yn grâ:d fortyn. S

b demô dit œ 5u:r o pejizâ: «59 ve turmâte la fiîj dy rwa; el sra malaid, tre malaid, me 38 vu defô^d la gerisr.»

la fiîj dy rwa tôib malaid. b rwa fet aplej metsê e Iqi di: «gerise ma fi:j u vu 10

perire.»

mez a sô tuir b demô Iqi di: ((n8 gerise pa la fi:j dy rwa u vu perire.»

b poivra pejizâ e trez âbarase. il refle^i lôtâ, pqiz il va truve tu le domestik 15

dy rwa e lœr di:

— aie dâ la ry e krije osi foir ko posibl: «la menait fam et arive, la menait fam

et arive!»

abir b pejizâ âitra dâ l pale. 20

b demô e dâ^l pale u il turmàit la fi:j dy rwa. il dit o pejizâ:

— mizeraibl, purkwa et vuz isi?

— mô poivra demô, la me$â:t fam et

arive. 25

— êposibl, di l demô.

mez a s momâ, tu le domestik dy rwa komâîs a krije: «la menait fam et arive, la menait fam et arive!»

— 01! mon ami, di^l demô o pejizâ, 5 e 3°

peur de la méchante femme. Dites-moi où me cacher.

— Retournez dans votre trou; la méchante femme n'y retournera sûrement pas.

5 Le démon part bien vite et va se jeter dans le trou.

Mais hélas! au fond du trou, il retrouve la méchante femme.

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