‹ A. GrévinChapitre 2 sur 13 · IM · texte numérisé non relu

IM

— C’est mon mari 1 . . . Cache-toi 1

FANTAISIES PARISIENNES

— Comment, vous vous détournez de votre chemin pour envoyer un formidable coup à un vieux monsieur que vous ne connaissez seulement pas.

— -Dame ! j’savais pas qu’i fallait connaître.

— Permettez-moi, Madame, de vous accompagner à votre voiture, je ne souffrirai pas que vos jolis pieds...

— Assez ! Monsieur, je n’appelle plus ça plaisanter.

: — Quéqu’tu portes là ?

— C’est du Lubin

— J’aim’assez c’todeur-là, mais faut qu’elle soye sur une jolie fille.

— Moi, un bon verr’ed’vin j'aime autant ça qu'eun’ femme.

— D’abord ça fait p'us d’bien.

BALIVERNES

C*cst-y ben poli d’cach’tai cun’lett’ ? Ça n’montrc-ti point d 1 à défiance pou I facteur! . ..

FANTAISIES PARISIENNES

— Un vrai original, j’te dis! .

— Ah ! mais non... Bigre... C’est une femme qui n’doit pas souper à moins d'un louis?

Eh bien! nous sommes cinq !

— M’sieur l’chapelier j’voudrais un chapeau, mais un chapeau qui n’change pas d’mode tout’les cinq minutes?

— Très bien, Monsieur, nous allons vous donner ça .

— Ça s'fiche tout c’que ça gagne sur la carcasse et pis apres ça s’plaint que ça à mal à l'estomac 1

— Monsieur voudrait-il que j’entre un brin dans sa chambre .. Je crois qu’il va tonner et j’ai peur d’avoir peur dans ma chambre, toute seule...

FANTA1S1B6 PARISIENNES

— ' Oh, ^’crois bien que nous aurons d’ l'eau demain fe sens mes piedsl...

— Comment, œ sont vos pieds... Moi qui allais accuser le fromage 1...

— J’avais dit à Madame: Madame, mettez votre petite toilette bleue qui vous va si bien!... Madame ne m’a pas écouté, et pisv’là maint’nant que nous allons rentrer bredouille!...

— L’estomac de jVlmela baronne, M. le baron, c’est pas un estomac... C’est une usine à gaz!...

— Comment. Monsieur, je vous crois .à votre bureau et je vous rencontre dans la rue avec une lillel... Suivez-moi devant et bien vite!...

FANTAISIES PARISIENNES

BALIVERNES

— Toinette, vous allez me porter cette lettre à la poste.. ,

— A^adame Trait bin mieux d’Ia pourte ell même, j aurais qu à la fiche à cote du trou...

FANTAISIES PARISIENNES

— Ayez pitié d'un pauv'ouverrier, père de famille, sans ouvrage, qui d’puis huit s’maines y a pas entré un mié d'pain dans l’fusil I . . .

— Et puis avec moi on n’est pas volé... rien de faux...|

— T U es callipyge ?

— Non, je suis dans les fleurs!. .

FANTAISIES PARISIENNES

Madame!... C’est-i l’moment d'aller ach’ter le mélé-cass ? .. — Monsieur, Madame la baronne est sortie!

— Ça n’ fait rien ; annonce Bibi-Lolo ! . ..

— Aller souper avec des types qui vous plaît, j’appelle pas çà travailler ' , ..

èM

FANTAISIES PARISIENNES

— Voyons, Monsieur Lambrequin, vous qu’avez un neveu dans la pharmacie, expliquez moi donc un peu la cause de l’épidémie ?

— C’est bien simple, il y en a plusieurs... La première c’est qu’on n’en connait encore positivement aucune!. ..

— Ben oui, mais à c’t’heure, j’s’rais pas fâchée d'savoir comment mon polisson se comporte.

— Vous croyez que ça m’amuse de faire ce que je fais ; j’aimerais bien mieux trouver deux ou trois bons Messieurs comme vous qui me f’raient un sort honnête... Pas d’dangei que j’Ies tromp’rais jamais par exemple ni les uns ni les autres !...

— Cré nom, la belle bête I .. . Cette queue, on la mettrait sur son chapeau!...

FANTAISIES PARISIENNES

Quel âge? que vous dites? — Madame n’est pas là i'

Treize ans. — Non, Madame n'est pas là...

86-i3, 8j-i4, 88-i5...0h, a pourra exposer en 89I... — Pas de chance! . J'aurais voulu lui présenter Monsieur!

— Garçon, comme si c’était pour vous.

— Bien Monsieur.

— ... Eh bien, et le bain de pieds i*

— Oh moi, Monsieur, j’en prends jamais'.

FANTAISIES PARISIENNES

— Pas même un malheureux bock?...

--- Pas même !.. .

— En v’Ià un coco qu’est aimable avec les dames 1...

— Je n’en ai plus besoin 1...

(Lisant) Ernesta se tenait devant lui, les yeux baissés, la rougeur au front et... l’eau à la bouche ! . .

— 11 y a l’eau à la bouche ?

— Mais non grand’maman, c’est à la pension qu’on s’amuse à dire çal...

' — Tu vois, chère amie, qu’avec de l’intelligence et du bon vouloir on arrive à être aussi laid et aussi boudiné qu’un autre!..

— Voilà des oranges qui ne paraissent pas fameuses ?

— A n'valent rin du tout, des oranges a un sou.

— C’est bien, nous les garderons pour demain nos invitésl...

fantaisies parisiennes

Asm

:-vv’

■ .J.-^.‘JV'/' .'

— Voyez-vous, mon enfant, quand on a des dehors propres, on peut s’trouver mal n importe où ! .

FANTAISIES PARISIENNES

— Comment, t’a pas encore mangé d'écrevisses à la bordelaise!... J’sais bien que moi, à ta place, j’oserais pas le dire !...

— Oh, mais attends donc!... Oh, mais c’est prodigieux!... Ce que Monsieur ressemble a un ami de mon père!... Non là, voyons sans blague, vous n’étes pas le marquis de Castel dibourcy ?. . .

— L’on s’ra sage?

— Je n’sais pas !.. .

— Vous entendez Victoire, si monsieur vient, vous lui direz que je ne viens que de sortir à la minute même !...

— N’importe quand qui vienne?

— N’importe quand qui vienne.

— Mais sp> n’vient point, que qu’i faudra v dire i*. . .

AUX CHAMPS

ÎT^.. g t:

T’as donc quéqu’un d’malade, la Jointeuse, que I vétérinaire sort

— Pas bien gros vos oeufs I...

— Malheur, s’il fallait que vous les pondiezi...

— Faudrait pas' que j’me gêne pour les pondre plus gros qu’ça !...

FANTAISIES PARISIENNES

— Tiens, en voilà un qu’est plus beau qu’moi 1 S’pas? Et bien ça m’embêterait de m’voir c’te balle-là quand je me r’garde dans une glacel .

En livrant mon coeur, mon coeur à Bacchuss, Je me fais zhaïr du fils de Vénuss...

Lorsque je bois mon coeur est en paix, Quand je fais l’amour il n’y est jamais I...

— Ah, tu reviens de ton at^ier ! . Eh bien moi aussi j’en reviens de ton atelier ! . . Allons voyons choisis ma savate... ou unegiffle... ou encore le gourdin 1...

— Et il t’a pris dix sous pour cette méchante P tiie piéce-là... A n’se voit seul’ment pas!..,

AUX CHAMPS

— Mêm’que j'y ai proposé de lui faire un papier.

— Un papierll.. Jamaisl... Tu sais donc pas combien c’est coquin.. . un papier !. ,

FANTAISIES PARISIENNES

— Dis-moi, petite, quand pourrais-je te revoir?

— Dam’, Monsieur, c’est plutôt à vous d’savoir 1 . ..

— Ohl... même en écrivant I...

— Pour lors, vos maîtres n’ont jamais eu d’enfants ?

— Peuhl.,, Monsieur a toujours été si vieux et Madame si laide ! , ,,

— Comment, encore le dernier 1,,.

— Voyons mère, faut bien qu'il y en ait un ! . ...

A TRAVERS PARIS

Tu vas pourtant pas m’fichïr ma tripotée comm ça dtvant tout

— Toujours jolie 1...

Il le faut bien !..

FANTAISIES PARISIENNES

— N’est v’nu un' dam’ qu à pas voulu dire

son nom.

— Jeune ? Jolie ?

— Oh! ma foi non... un peu vous... en

— Monsieur Charles, on ne bâille pas comme ça chez l’monde, *il — Comment qu'on baille?...

CEducalion Sentimenlale)

— Tiens, vois-tu, Poupoule, faudrait n’en trouver des qui t’offrent ça.

— Vous causiez tout ii l’hedre avec une bien jolie personne

— C’est la petite au singe. Si a vous dit I...

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