Cent-soixante et onzième Thème
Votre sœur est-elle aussi âgée que ma mère ? — Elle n'est pas si âgée, mais elle est plus grande. — Votre frère a-t-il fait des emplettes? — Il en a fait. — Qu'a-t-il acheté? — Il a acheté de belle toile et de bonnes plumes. — N'a-t-il pas acheté des bas de soie ? — Il en a acheté. — Votre sœur écrit-elle ? — Non, Madame, elle n'écrit pas» — Pourquoi n'écrit-elle pas ? — Parce qu'elle a mal à la main. — Pourquoi la fille de votre voisin ne sort-elle pas ? — Elle ne sort pas parce qu'elle a mal aux pieds. — Pourquai ma sœur ne parle-t-elle pas ? — Parce qu'elle a mal à la bouche. — N'as-tu pas vu ma plume d'argent ? — Je ne l'ai pas vue. — As-tu une chambre sur le devant ? — J'en ai une sur le derrière, mais mon frère en a une sur le devant. — Est-ce une chambre du haut? — C'en est une. — La femme de notre cordonnier sort-elle déjà? — Non, Madame, elle ne sort pas encore, car elle est encore très-malade. — Quelle bouteille votre petite sœur a-t-elle cassée ? — Elle a cassé celle que ma mère a achetée hier. — Avez-vous mangé de ma soupe ou de celle de ma mère? — Je n'ai mangé ni de la vôtre, ni de celle de votre mère, mais de celle de ma bonne sœur. — Avez-vous vu la femme qui a été chez moi ce matin? — Je ne l'ai pas vue. — VotTC mère s'e3t-elle fait mal ? — Elle no s'est pas fait mal.
118 EXERCISES CLXXI1, CLXXIH.
1 72. — Cent-soixante-douzième Thème.
Avez-vous mal au nez ? — Je n'ai pas mal au nez, mais j'ai mal aux dents. — Vous êtes-vous coupé le doigt? — Non, Madame, je me suis coupé la main. — Voulez-vous me donner une plume? — Je veux vous en donner une. — Voulezrvous avoir celle-ci ou celle-là ? — Je ne veux avoir ni Tune ni l'autre. — Laquelle voulez-vous? — Je veux celle que votre sœur a. — Voulez-vous la bonne soie noire de ma mère, ou celle de ma sœur ? — Je ne veux ni celle de votre mère, ni celle de votre sœur, mais celle que vous avez. — Pouvez-vous écrire avec cette plume ? — Je puis écrire avec. — Chaque femme se croit aimable, et chacune a de l'amour propre. — De même que les hommes, mon cher ami : tel se croit savant, qui ne l'est pas, et bien des hommes surpassent les femmes en vanité. — Qu'avezvous? — Je n'ai rien. — Pourquoi votre sœur se plaint-elle? — Parce qu'elle a mal à la joue. — Votre frère a-t-il mal à la main? — Non, mais il a mal au côté. — Ouvrez-vous la fenêtre ? — Je l'ouvre, parce qu'il fait trop chaud. — Quelles fenêtres votre sœur a-t-elle ouvertes ? — Elle a ouvert celles de la chambre du devant. — Avez-vous été au bal de mon ancienne connaissance ? — J'y ai été. — Quelles demoiselles avez-vous conduites au bal? — J'y ai conduit les amies de ma sœur. — Ont-elles dansé? — Elles ont beaucoup dansé. — Se sont-elles amusées? — Elles se sont amusées. — Sont-elles restées long-temps au bal? — Elles y sont restées deux heures. — Cette demoiselle est-elle Turque ? — Non, elle est Grecque. — Parle-t-elle français ? — Elle le parle. — Ne parle-t-elle pas anglais? — Elle le parle aussi, mais elle parle mieux le français. — Votre sœur a-t-elle une compagne? — Elle' en a une. — L'aime-t-elle ? — Elle l'aime beaucoup, car elle est très-aimable.
1 7 3* — Cent- soixante-treizième Thème.
Où est votre cousin? — Il est dans la cuisine. — Votre cuisinière a-t-elle déjà fait la soupe ? — Elle l'a faite, car elle est déjà sur la table. — Où est Madame votre mère? — Elle est ft
l'église. — Votre sœur est-elle allée à l'école? — Elle y est allée — Madame votre mère va-t-elle souvent à l'église ? — Elle y va tous les matins et tous les soirs. — À quelle heure du matin vat-elle à l'église ? — Elle y va aussitôt qu'elle se lève. — A quelle ûeure se lève-t-elle ? — Elle se lève au lever du soleil. — Vas-tu à l'école aujourd'hui ? — J'y vais. — Qu'apprends-tu à l'école ? — J'y apprends à lire, à écrire et à parler. — Où est votre tante ?— Elle est allée au spectacle avec ma petite sœur. — Mesdemoiselles vos sœurs vont-elles ce soir à l'opéra ? — Non, Madame elles vont à l'école de danse. — Ne vont-elles pas à l'école de français ? — Elles y vont le matin, mais non le soir. — Monsieur votre père est-il allé à la chasse ? — Il n'a pas pu aller à la chasse, car il est enrhumé. — Aimez-vous à aller à la chasse ? — J'aime mieux aller à la pêche que d'aller à la chasse.— Monsieur votre père est-il encore à la campagne ? — Oui, Madame, il y est encore. — Qu'y fait-il ? — Il va à la chasse et à la pêche. — Avez-vous chassé à la campagne ? — J'ai chassé toute la journée. — Jusqu'à quand êtes-vous resté chez ma mère î — J'y suis resté toute la soirée. — Y a-t-il long-temps que vous n'avez été au château ? — J'y ai été la semaine dernière. — Y avez-vous trouvé beaucoup de monde ? — Je n'y ai trouvé que trois personnes, le comte, la comtesse et leur fille.
1 7 4. — Cent-soixante-quatorzième Thème,
Ces fikes sont-elles aussi sages que leurs frères ? — Elles sont plus sages qu'eux. — Mesdemoiselles vos sœurs saventelles parler allemand? — Elles ne le savent pas, mais elles l'apprennent. — Avez-vous apporté quelque chose à Madame votre mère? — Je lui ai apporté de bons fruits et une belle tourte. — Votre nièce que vous a-t-elle apporté ? — Elle nous a apporté de bonnes cerises, de bonnes fraises et de bonnes pêches. — Aimez-vous les pêches ? — Je les aime beaucoup. — Combien de pèches votre voisine vous a-t-elle données? — Elle m'en a donné plus de vingt. — Avez-vous mangé beaucoup de cerises cette année ? — J'en ai mangé beaucoup. — En avez-vous donné a votre petite sœur ? — Je lui en ai donné tant qu'elle ne peut pas les manger toutes. — Pourquoi n'en avez-vous pas
donné à votre bonne voisine ? — J'ai voulu lui en donner, mais elle n'a pas voulu en prendre, parce qu'elle n'aime pas les cerises. — Y a-t-il eu des poires l'année dernière ? — Il n'y en a pas eu beaucoup. — Votre cousine a-t-elle des fraises ? — Elle en a tant qu'elle ne peut pas les manger toutes.
1 7 5. — Cent-soixante-quinzième Thème.
Pourquoi Mesdemoiselles vos sœurs ne vont-elles pas au spectacle ? — Elles ne peuvent pas y aller parce qu'elles sont enrhumées, et cela les rend très-malades. — Où se sont-elles enrhumées ? — Elles se sont enrhumées en sortant de l'opéra, hier soir. — Convient-il à votre sœur de manger des pêches ? — Il ne lui convient pas d'en manger, car elle en a déjà beaucoup mangé, et si elle mange tant, cela la rendra malade. — Avezvous bien dormi la nuit dernière ? — Je n'ai pas bien dormi, car mes enfants ont fait trop de bruit dans ma chambre. — Où avezvous été hier au soir ? — J'ai été chez mon beau-frère. — Avezvous vu Madame votre belle-sœur? — Je l'ai vue. — Comment se porte-t-elle î — Elle se porte mieux qu'à l'ordinaire. — Avezvous joué ? — Nous n'avons pas joué, mais nous avons lu quelques bons livres ; car ma belle-sœur aime mieux lire que de jouer. — Avez-vous lu la gazette aujourd'hui ? — Je l'ai lue. — Y a-t-il quelque chose de nouveau? — Je n'y ai rien lu de nouveau. — Où avez-vous été depuis que je ne vous ai vu ? — J'ai été à Vienne, à Paris et à Berlin. — Avez-vous parlé à ma tante ? — Je lui ai parlé. — Que dit-elle ? — Elle dit qu'elle veut vous voir — Où avez-vous mis ma plume ? — Je l'ai mise sur le banc. — Comptez-vous voir votre nièce aujourd'hui? — Je compte la voir, car elle m'a promis de dîner avec nous. — J'admire cette famille, car le père en est le roi et la mère en est la reine Les enfants et les domestiques sont les sujets de l'état. Les précepteurs des enfants sont les ministres, qui partagent avec le roi et la reine le soin du gouvernement. La bonne éducation qu'on donne aux enfants est la couronne des monarques.