LE CONSEIL SUPÉRIEUR
DE I/INSTRUCTION PURLKJUE
Le renouvellement du Conseil supérieur de l'instruction publique doit avoir lieu aous peu de jours, et une certaine agitation se remarque déjà à propos des élections auxquelles sont appelés les membres de l'enseignement public.
ï 102 EOLTATION PUBLIQUE
I On sait, en effet, que la loi proposée par M. Jules
Ferry, ministre de l'instriu-tion publique, le 15 mai
' 1879, introduit dans le conseil supérieur, k côtédes
représentants élus de l'enseignement supérieur, des
1 représentants des enseignements secondaire et pri-
, maire, élus également par leurs collègues.
! Elle n'est du reste, sur ce point, que la reproduc-
: 1 tion à peu près exacte de la proposition que j'avais
\ I moi-même déposée, au nom de la commission de
l'instruction primaire, le 23 janvier précédent. La plus grosse différence entre tes deux pmjets, pour le dire en passant, consiste en ceci que nous donnions place dans le conseil à deux députés et deux sénateurs élus par leurs collègues, tandis que le ministre obtint qu'on les remplaçât par neuf conseillers choisis par lui dans l'Université.
Les élections de 1880 furent chaudement dispuf tées; un journal spécial fut même fondé à ce pro-
j pos. Les polémiques furent très vives, surtout pour
ce qui a rapport à l'enseignement secondaire. On se divisa en partisans et en adversaires des réformes. Les premiers l'emportèrent et envoyèrent siéger au conseil des hommes jeunes, sur l'activité et l'énergio desquels on fondait de grandes espérances.
Les réformes furent proposées et votées. Elles ont eu principalement pour objet le développement de l'enseignement des sciences, des langues vivantes, de la géographie et de l'histoire. Des exercices scolaires surannés, tels que les vers latins, les narrations, discours et dissertations en latin, disparurent