LES BATAILLONS SCOLAIRES
ET L'université
De longtemps ne s'eSTaçera l'impression produite par la revue des batailloiis scolaires. Ce n'était pas un enthousiasme bruyant, mais plutôt discret et attendri, comme il convenait pour ces enfants-soldats. Peu de cris, mais des larmes dans tous les yeux; j'ai vu de vieux officiers pleurer. Pour ma part, je n'ai pas ressenti d'émotion semblable depuis le jour où l'armée reçut les drapeaux qui devaient remplacer ceux dont la fortune glorieuse a flni à Sedan et à Metz. Mêmes sentiments de fierté et d'espérance, même confiance dans un avenir réparateur dont les dissentiments des républicains peuvent seuls retarder l'échéance.
Ijes enfants partageaient ces émotions viriles, même les plus petits ; on le voyait & leurs mines
BDrCATIOîf PCBLIQrE
sérieuses, à leurs j-eux brillants. KTi.îemment il, ne jotiaient pas « aa soldai .. Us avaient conscience de leur rôle, de l'espoir qne la Patrie mel en eux de la dignité qne leur conféraient runir-nne le fusil le drapeau. Je ne crois pas que jamais Uïre ou leçon d éducation cirique ait valu poureux ce dërilè devant la populaiion, les autorités civUes, le général, tandis que leurs petits camarades
" SouftlaieDt dans des cuitres
Ainsi que des démonï. <■ Le sentiment de la discipline, le respect de U loi U haute pudeur de l'âme qui fait la fierté militaire' toutes les nobles passions civiques faisaient baltr* ces jeunes cœurs.
Non. ce n'était pas, comme lont prédit je ne sais quels pessimistes. Tarmêe de la puerre civile qui so préparait ià. mais Tarniêe natiouale, fidèle gardienne de liDiégriié de la Patrie et dont la seule présence rendra vaines les tentatives révolutionnaires, quelles s'appellent monarchiques ou anarohiques.
Une seule ombre sur ce tableau brillant Cet* joie était incomplète. Pourquoi les enfants des éco les primaires étaient-il seuls de celte fête, rçco. vaient-ils seuls cette leçon ! Pourquoi, en *^t des bataillons scolaires, n'avait-on pas fait défiler les compagnies des lycées de Paris* Pourquoi à côté des élèves de l'École normale primaire d'\n tenil. cens de l'Kaile normale supérieure, exempts comme eux du service militaire, ne "larchaient-iis pas!