LE COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE
C est alors que dans une réunion composée de la plupart ^*^s souscripteurs des expéditions Crampel et Mizon, un ^-omité fut fondé, qui résuma son programme dans la courte- '^ole suivante :
JVous assistons à un spectacle unique dans r histoire : le par- ^o.ge réel d'un continent à peine connu par certaines nations civilisées de l'Europe.
Dans ce partage^ la France a droit à la plus large part, en ^^ctison de r abandon quelle a consenti aux autres nations de '^'^^ droits sur l'Afrique orieritale et des efforts qu'elle a faits pc^ur le développement de ses possessions de r Algérie-Tunisie^ ^«^ Sénégal et du Congo.
Déjà la convention anglo-française consacre Vunion à travers ^^ Sahara^ du Sénégal et de l'Algérie. Le même document nous nne pied au nord du lac Tchad, que nous allons atteindre du ^ngo^ par le Baghirmi. Il faut que l'extension de notre in- ^^^^ence à ce dernier pays consacre F union, à travers le Soudan, ^'^ Congo français^ du Sénégal et de V Algérie-Tunisie.
tJn certain nombre de personnes comprenant, dès la fin de
g, la nécessité d'une action immédiate, en vue de la réali-
on de ce plan, ont organisé à leurs frais l'expédition Paul
^umpely dont le but est d explorer la région comprise entre
K2ongo et le lac Tchad et d'y conclure des traités, puis de
^ ^nir, s'il se peut^ par le Nord. Les mêmes personnes ont
favorisé d'autres expéditions. Elles ont pu ainsi servir la cause de rinfîuence française sans engager les ressources ou la responsabilité de F État.
De telles initiatives pa?*aissent déplus en plus nécessaires aujourd'hui où il s'agit dacquérir dam f Afrique centrale les droits du premier occupant^ et de développer ensuite notre commeixe dans les régions placées sous l'influence françmse^ comme le sont dès maintenant les pays compris dans la boucle du j\iger.
C'est pourquoi les souscripteurs des expéditions africaines en cours ont résolu de former un Comité quij sous le nom de « Comité de l'Afrique française » s'efforcera^ par tous les moyens en son pouvoir^ de développer rinfîuence et le commerce français dans t Afrique de F Ouest, du Centre et du Nord.
Il va sans dire que le but du Comité^ constitué dans une pensée purement patriotique^ en dehors de tous les partis^ est absolument désintéressé et étranger à toute préoccupation daffaires.
Après quelques adjonctions, le Comité était composé de la façon suivante :
MM
Le prince d'Arknberg, député ;
Aynaru, député de Lyon ;
Le capitaine Binger ;
Borgnis-Desbordes, général de division d'artillerie de marine ;
BouTMY, membre de l'Institut:
Caron, lieutenant de vaisseau ;
F. CROUAiN, vice-président de U chambre de commerce de Nantes ;
Le général Derrécagaix, chef du service géographique au ministère de la guerre;
Félix Faire, député du Havre;
Le général de Galliffet;
Galthiot, secrétaire général de
la Société de géographie commerciale ;
Le comte Greffulue, député ;
Guichard, sénateur;
Adrien Hébrard, sénateur;
J. DE Kerjégu, député ;
Le capitaine Le Cuatelier ;
Paul Leroy-Beaulieu, membre de rinstitut ;
LoREAU, député;
Marinoni ;
Masqueray, doyen de TËcole supérieure des lettres d*Alger;
Milne-Edwards, membre de l'Institut ;
Morillot, député;
Le marquis de Moustier, député