‹ A la grand'pinteChapitre 13 sur 103 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Capricieuse destinée !

J'ai perdu, la même journée,

Et mon amour et mon oiseau.

Ma maîtresse s'en est allée....

L'alouette s'est envolée...

Je reste comme en un tombeau.

Quel silence dans ma demeure !

L'horloge ne marque plus l'heure, Mon asile est abandonné — Ils liront laissé là, seul et triste.

Qu'ils reviennent, si Dieu m'assiste, Et tout leur sera pardonné.

Demandant le pourquoi des choses, Je cherche à m'expliquer les causes De ce subit éloigneraient.

N'y comprenant rien, je m'arrête; Mais, malgré moi, ma pauvre tête Y rêve encore à tout moment.

Oh ! c'est eu vain que je réclame...

Ma maîtresse n'avait pas d'âme !

Mon oiseau pas d'attachement....

Ils m'étaient arrivés ensemble; Et, ce que le hasard rassemble, S'éloigne aussi facilement.

Par malheur, je me remémore L'oiseau qui chantait dés l'aurore,

Elle, du matin jusqu'au soir. Les murs prenaient un air de fête !

Mon illusion toujours prête, Teintait de rose le coin noir

Que dirai-je ? on ne pourrait croire Qu'un bonnet laissé dans l'armoire, Un seul petit bonnet, enfin, M'a fait pleurer !... Pleurer, uu homme ! Mais aussi, rien n'attriste comme

Malgré ces semblants d'allégresse, La vie était rude sans cesse, Et le bien-être nul pour eux.

Leur gaîté masquait ma tristesse,

— Mon allouette et ma maîtresse.

Ayez meilleur sort toutes deux.

— Hélas ! hélas ! où peut-elle être?.

Grande ouverte était sa fenêtre, Comme la cage du moineau.

J'aimais beaucoup mon allouette,

Et toutes deux je les regrette; Mais plus la femme que l'oiseau.

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