A TRAVERS CHAMPS
La nuit tombait, et sans nul doute, C'était grand'féte en ce moment Pour les cigales de la route; Elles chantaient un air charmant.
Sur leurs élitres inquiètes, Comme d'invisibles musettes Elles chantaient un air charmant.
J'allais retrouver ma maîtresse, Et mon cœur était si content !
Que, prenant part à l'allégresse, Je m'assis sur l'herbe un instant En pensant à ma bien-aimée, Au bord de la route embaumée Je m'assis sur l'herbe un instant.
Mon esprit battait la campagne, Ma pensée allait en avant,
Faisant des châteaux eu Espagne !
— Les cigales chaulaient au vent...
J'entendais Dieu dans ce murmure, Je le voyais dans la nature —
Les cigales chantaient au vent.
Alors que je heurtais au gîte, On m'attendait depuis longtemps.
Comme le temps s'envole vite, Oh ! comme s'envole le temps !
— Douces amours découronnées Déjà depuis hien des années — Oh ! comme s'envole le temps.