‹ A la grand'pinteChapitre 4 sur 103 · A TRAVERS CHAMPS · texte numérisé non relu

A TRAVERS CHAMPS

La nuit tombait, et sans nul doute, C'était grand'féte en ce moment Pour les cigales de la route; Elles chantaient un air charmant.

Sur leurs élitres inquiètes, Comme d'invisibles musettes Elles chantaient un air charmant.

J'allais retrouver ma maîtresse, Et mon cœur était si content !

Que, prenant part à l'allégresse, Je m'assis sur l'herbe un instant En pensant à ma bien-aimée, Au bord de la route embaumée Je m'assis sur l'herbe un instant.

Mon esprit battait la campagne, Ma pensée allait en avant,

Faisant des châteaux eu Espagne !

— Les cigales chaulaient au vent...

J'entendais Dieu dans ce murmure, Je le voyais dans la nature —

Les cigales chantaient au vent.

Alors que je heurtais au gîte, On m'attendait depuis longtemps.

Comme le temps s'envole vite, Oh ! comme s'envole le temps !

— Douces amours découronnées Déjà depuis hien des années — Oh ! comme s'envole le temps.

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