‹ A la grand'pinteChapitre 53 sur 103 · LE COIN DU FEU · texte numérisé non relu

LE COIN DU FEU

Ami, je suis heureux dans ta vieille chaumière,

Dont la pluie à torrents menace en vain le toit.

Nous sommes clos, les murs sont forts, les loups derrière,

Hurlent près du foyer où nous bravons le froid.

La flamme en pétillant épanche sa lumière ; Chaque objet a son point qui brille, tout se voit.

Ton horloge de bois crépite, et régulière Semble un être animé qui veille en ton endroit.

— Fumons, en écoutant cette trombe qui pleure,

Et ton gros chat qui ronfle. — Oh ! combien, à cette heure, Sur l'abîme des mers luttent contre la mort...

— Nous, nous allons souper, les pieds près de la braise, Puis après nous coucher et dormir à notre aise; Quand tant d'autres, hélas ! ont un si triste sort !

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