‹ A la grand'pinteChapitre 92 sur 103 · AU BORD DE LA MER · texte numérisé non relu

AU BORD DE LA MER

J'écoutais sur un roc et les vents et les mers. La vague, en s'y brisant, venait perler ma joue. Comme une aile d'oiseau, la voile sous les airs S'inclinait en penchant son grand mât sur sa proue.

Sur ce rocher croissaient deux frêles arbres verts ; Deux jumeaux éplorés, tournant comme une roue, Sous la trombe qui fouille au fond des flots ouverts.

— Le sort, autre ouragan, ainsi de nous se joue...

— Je me disais, au bruit de ces deux grandes voix, De ces immensités qui grondent à la fois,

Quand le flot, sous les vents, en montagnes s'entasse,

Tout lutte : l'arbrisseau contre un souffle du nord, Les vents contre les mers, l'homme contre le sort, Alors que la tempête en tourbillonnant passe.

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