‹ A la législature de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 17 · SR · texte numérisé non relu

SR

Par une taxe sur les transferts d'actions; F be les distributeurs automatiques ;

; 2: les automobiles ;

se “ les buanderies ;

a ss ‘es compagnies d’assurances :

ss Se L de fidéi-commis,

et ma'zré tout cela, la dette de la province qui en 1897 était de 22 millions a grandi jusqu’au passif total de 41 millions an 1916. De ces taxes contre lesquelles les libéraux ont tant protesté et qui firent les frais de la campagne de 1897, les comptes publics indiquent qu’ils ont retiré en 1915 les sommes suivantes :

et ae $ 1,047,768.20 Corporations commerciales. .......... 1,034,564.33 Un re HÉNRRONE DADEN RO 1,375,803.72 Transferts d'obligations. ............. 75,185.14 AOL. 1 ui ous 247,081.67

DR TORRES PT Cu nn AR $ 3,780,403.06

pour des taxes qu’ils avaient promis de diminuer sinon d’éliminer complètement.

Il faut aussi mettre en ligne de compte l’augmentation de la subvention fédérale qui de $800,000 qu’elle était à l’origine a fourni en 1915 la somme globale de $2,027,903.85.

Si nous mettons ensemble les chiffres des

recettes qui proviennent, soit de la subveni $ 2,027,903.85

Re D DE UE soit de l'impôt du timbre................. 836,690.06 soit des impôts spéciaux................. $ 3,780,403.06

nous arrivons à un total de.......... ....$ 6,644,996.97 dont partie est un revenu que les ministres libéraux ont toujours considéré comme injuste et arbitraire et le reste une recette automatique avec laquelle l’habileté administrative libérale n’a absolument rien à faire. Les circonstances auraient d’elles-mêmes amené les mêmes résultats, quelle qu’eût été la direction, conservatrice ou libérale qui eût eu le contrôle des affaires.

Si nous tournons maintenant nos regards du côté des dépenses, nous y voyons entre autres chiffres :

Services ce la MR mn $ 1,708,379.89 Roue k 494,832.35 nr mens DEN STONES SRE LA 649,155.98 NPC coton 1,157,907.36 Travaux DRE Rires 935,850.57 Perception du Revenu..." 308,895.48 D MN ra den $ 5,255,021.62

de dépenses contrôlables et susceptibles de réductions sérieuses, tandis que nous notons avec peine l’exiguité des sommes suivantes :

Rene ns $ 470,861.93 Misco PT ee 325,532.85 nn —

2ns la seule année financière dernière, les sommes dépen-

sées pour la prison de Bordeaux, les chemin, les travaux sur les

rivières de Saint-Maurice et de Saint-François, se sont élevées à $3,807,674.39.

Peut-on prétendre avec un semblant de raison que du total

de ces deux st OR n $ 5,255,021.62 EE 3,807,674.39 den aie $ 9,062,696.01

tion plus avertie, d’économiser de vastes sommes, ce qui eut permis de quadrupler ou de quintupler le chiffre appliqué à l’agriculture et de lui affecter deux millions, si cela eû& été nécessaire au lieu d’un misérable demi-million.

On a pourtant décidé, au cours dela dernièresession d’emprunt°r la scme de un million pour en faire la contribution de la provinre au Fonds Patriotique.

OUS ne voulons en aucune façon critiquer cette œuvre, digne de toutes les bonnes volontés, mais NOUS croyons qu’il est légitime d'affirmer que les besoins de l’agriculture, dans notre Province,

rieuses, les sui-

s 4 Vraie tré data st cn tete ide Apr:

mn

doivent tout autant solliciter l'attention que le supplément de paie à accorder aux femmes et aux enfants de nos soldats en service actif.

Il en est de même de la souscription d’un demi-million à l’emurunt national.

Si les deux œuvres ci-dessus justifient l’action que l'on a prise, et nous le croyons fermement, il semble que l’encouragement à l’agriculture, qui est partie intégrante de notre vie nationale ne doit pas être enrayé par la raison d'argent.

Surtout dans les conditions actuelles, où la cherté de la vie se fait sentir de plus en plus, il semble quele premier devoir d’un gouvernement qui comprend ses obligations au point de vue national, doit être de donner l'exemple et non seulement de prêcher mais aussi d'encourager le retour à la terre en faisant retrouver à la culture la popularité qui semble l’abandonner -t enouvrant largement la bourse publique pour en faire bénéficier la classe des cultivateurs qui représer ent plus que jamais l'avenir et la prospérité de notre province.

Page 1