HOT
recueillies sur les confins de Bergamasque » par Belon, étaient non seulement les plus beaux de la France, mais encore de l'Allemagne et de l'Italie. C'est Gesner, le grand naturaliste, qui nous l'apprend. Malheureusement nous ne possédons aujourd’hui de ce monde évanoui que de rares souvenirs ; de grosses touffes d’aubours et de tinus qui formaient, en 1558, une haie très fournie autour de la propriété de Touvoie, des cembrots, des platanes, des arbres de vie, des suisses, des charmes, des muriers, voilà ce qu'il nous reste de l’ancienne pépinière de Belon (1)Cependant, après avoir étudié les Xemonstrances, les anciens hosquets de Touvoie exhalent encore pour moi un délicieux parfum de vétusté. J'aime à y voir fleurir ces arbres et ces arbustes, plus de trois fois centenaires, du premier établissement horticole français dont les jardins de Montpellier et de Paris furent le complet épanouissement.
ou herbe à la reine, que la régente traita ses deux fils, François IL et Charles IX. Grâce à la haute protection de Catherine, des essais de culture furent tentés et c’est sans doute à cette époque, c’est-à-dire quelques années après l’apparition des Remonstrances, que Belon et du Bellay cultivèrent avec succès le tabac dans les jardins de Touvoie. Pierre Belon, qui a parcouru l'empire turc en observant les coutumes avec beaucoup d’attention, n’a pas mentionné une seule fois le tabac. Cette plante a été introduite en Turquie seulement au commencement du XVIIe siècle et les Perses l’ont reçue très vite par les Turcs.
(1) Certains arbres qui font aujourd’hui l’ornement des jardins de Touvoie offrent un aspect de vétusté très prononcé. Tels sont l’ailante et le catalpa dont l’introduction à Touvoie est bien postérieure à celle des aubours, des tinus, des cembrots et des arbres de vie. L’ailante (Asanthus glandulosa) ou vernis du Japon est originaire de l’Asie tempérée. Il a été introduit en Europe, en 1751, par d’Incarville et on le cultive dans un grand nombre de contrées, où il rend de grands services pour les plantations et le reboisement à cause de
Ja facilité avec laquelle il croît dans les sols les plus ingrats,
«SDS T
TURN l'E. 90
(Ft y} fi
DE